Collectif Basse Vallée du Lot Santé-Environnement

15 octobre 2018

Assemblée générale de l'association

Collectif Basse Vallée du Lot – Santé-Environnement (CBVLSE)

 

 

ASSEMBLEE GENERALE

 

LUNDI 22 OCTOBRE 2018

Salle de la mairie (en bas)

PRAYSSAC

 

 

INVITATION

 

 

ORDRE DU JOUR

 

- 18 h Accueil

 

- 18 h 15 Petit rappel sur l'objet de la création de l'association

Bilan d'activité 2017-2018 et rapport financier

 

- 18 h 45 Élection d'un(une)nouveau trésorier (ère) et de 3 membres du Conseil d'administration

 

Débat sur l'avenir du CBVLSE - Actions à entreprendre et moyens pour y parvenir - parole donnée aux adhérents.

 

 

- 19 h30 enregistrement des cotisations 2018

 

 

Le président, Philippe CADOUX

 

 

 

 

Afin de faciliter les débats merci d'étudier par anticipation les documents de séance, dont il ne vous sera pas fourni copie sur place et préparez vos interventions ciblées.

 

Il est en effet indispensable de consacrer un maximum de temps au débat sur les actions à mener.

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Nous voulons des Coquelicots (suite)

Bonjour,

"Nous voulons des coquelicots!"

C'est bien connu, les pesticides (matières actives et leurs adjuvants) tuent (sens du suffixe "cide"). Ils tuent les plantes (herbicides), les insectes (insecticides), les champignons  (fongicides), les rongeurs (raticides), les petits vers du sol ou nématodes (nématicides), les mollusques comme les limaces et les escargots (molluscicides)... et la liste n'est pas exhaustive. 

La biodiversité dégringole, le climat s'affole. Les victimes collatérales sont les oiseaux et les mammifères sauvages soit directement, soit indirectement,

... et les humains! Malgré quantité d'études universitaires démontrant les risques sanitaires avérés (cancers,maladie de Parkinson, troubles psychomoteurs chez les enfants, infertilités, malformations à la naissance...) et les risques potentiels tout aussi nombreux, nos décideurs multiplient des engagements qui ne sont pas tenus...

La France se situe au second rang européen  (72000 tonnes par an), après l'Espagne (76000t/an) , en termes de consommation de ces poisons que l'on nomme  de façon plus édulcorée produits phytosanitaires.

Face à l'échec du plan Ecophyto lancé en 2008 qui prévoyait une baisse de 50% de l'usage des pesticides en France ( en fait, augmentation de 22% de l'utilisation entre 2008 et 2015), devant la fuite en avant des pouvoirs publics, pressés par les lobbies, peu enclins à accélérer le processus de Transition agricole et écologique, la Société Civile doit agir. Nous en avons assez de ces querelles d'experts, de ces études contradictoires qui font gagner du temps et des parts de marché aux empoisonneurs, qui conduisent notre agriculture dans le mur!

L'initiative du soulèvement vient d'être lancée par l'appel des 100 sur le site "nousvoulonsdescoquelicots.org".

Ce mouvement citoyen relaie un manifeste écrit par Fabrice Nicolino, journaliste d'investigation victime dans l'attentat contre Charlie Hebdo, et François Veillerette, militant de Générations Futures, et invite les populations à manifester leur refus de tous les pesticides de synthèse dans le cadre de manifestations publiques devant le plus grand nombre de Mairies...

La première de l'opération, susceptible de se répéter tous les premiers vendredis du mois pendant deux ans, vient d'avoir lieu le vendredi 5 septembre.

Un rassemblement d'une centaine de personnes a eu lieu devant la Mairie de CAHORS à partir de 18h30. Parmi ces anonymes (photo 1), nous avons reconnu la Sénatrice Angèle Préville (photo 2) qui soutient le mouvement.

D'autres interventions ont eu lieu dans le département qui doivent se fédérer.

La librairie Calligramme qui participe à l'action nous a signalé son souhait d'inviter Fabrice Nicolino à Cahors lors du marché bio de décembre.

Ne sachant si les médias locaux avaient prévu de relater l'événement, le GADEL, qui était présent sur le parvis de la Mairie, s'est autorisé à faire ce petit communiqué de presse.

 

 

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04 octobre 2018

Nous voulons des Coquelicots

Un rassemblement à l'appel de : Nous voulons des Coquelicots - Appel à la résistance pour l'interdiction de tous les pesticides est organisé ce vendredi à 18h30 sur le parvis de la mairie à Cahors, nous vous y attendons nombreux.

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17 septembre 2018

Interview De Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo

Résumé

Interview De Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo, sur France Culture, Mardi 11 septembre 2018 à 7H40 et 8H10. A réécouter en replay.

Cette émission annonçait la parution du livre manifeste de Fabrice Nicolino, co-écrit avec avec François Veillerette de l’ONG Générations futures : « Nous voulons des coquelicots » aux Editions Les Liens qui libèrent.

Elle lançait aussi le mouvement de mobilisation partout en France pour faire cesser l’utilisation des pesticides et inventer de nouvelles formes d’agriculture vertueuse et fructueuse en faveur de la vie.

Vous pouvez consulter le site nousvoulonsdescoquelicots.com ainsi que le blog de Fabrice Nicolino, Planète sans visa.

  • le symbole du coquelicot : une fleur belle, fragile, mais qui résiste car son pouvoir de germination est d’au moins 100 ans. Quand les pesticides cessent, ensuite le coquelicot refleurit.

  • Le lobby des pesticides est extraordinairement puissant , constitué après guerre, qui a reçu l’appui de l’Inra, du ministère de l’agriculture et qui relie toujours les services de l’état , du syndicat FNSEA, des industriels de l’agrochimie.

  • Toutes les politiques de réduction de pesticides ont échoué car ces lobbies sont enracinés dans l’appareil d’état.

  • Le discours public est hostile aux pesticides et pourtant l’utilisation des pesticides a augmenté : le plan écophyto , très cher, n’a pas produit ses effets. Tout cela à cause des lobbies, en particulier du syndicat associé à la politique agricole, et lié à l’univers marchand des pesticides, et tous ont intérêt à développer les pesticides en France, ils sont bien loin de défendre les paysans qui disparaissent.

  • Exemple le chlordécone interdit aux US en 1976 mais les propriétaires de bananeraies ont réclamé ces produits toxiques, soutenu par les pouvoirs publics jusqu’en 1993 en Guadeloupe qui détient le record du monde des cancers de la prostate.

  • Le lobbyiste travaille en défendant les intérêts marchands et privés auprès des politiques en utilisant des arguments faussés : voir les Monsanto papers, rendus publics après décision d’une cour fédérale américaine, qui organise la désinformation, qui fait avaliser et signer par des scientifiques connus des documents de propagande pseudo scientifiques écrits par les gens de l’industrie. Ensuite ils paraissent dans des revues et semblent sérieux alors que ce sont des articles de propagande.

  • Le glyphosate : cancérogène ou non ? Certainement et le round up encore plus car il ajoute des additifs qui rendent le produit encore plus toxique. Les industriels défendent leurs intérêts. Tout n’est que manœuvre de diversion et de retardement. Tout est documenté : on sait comment ça se passe avec les lobbyistes, on sait pour le tabac et l’amiante et pour le glyphosate. La dangerosité de ces molécules est démontrée partout dans les revues mais il y a pire, c’est l’effet cocktail des molécules : les molécules se mélangent dans l’être vivant, la chimie est une rencontre d’atomes, personne n’est capable de dire ce que ça produit dans le corps vivant. On en saura un peu plus sur ces effets de synergie de toutes ces mixtures chimiques dans notre corps que dans une ou deux générations. C’est très grave. C’est la contamination générale qui est dangereuse et certaine. Il n’y a plus de débat là-dessus.

  • Dix milliards d’êtres humains sur des sols stériles et dévastés par la chimie de synthèse : la catastrophe arrive. La réponse globale à cette dévastation, c’est l’agriculture biologique, en maintenant un minimum de biodiversité. La FAO le sait.

  • Pourquoi autant d’écart entre l’opinion politique favorable à l’écologie et les pouvoirs publics ?

  • L’écologie, c’est une rupture mentale et donc une rupture politique décisive, on ne pleut plus se battre comme avant, compte tenu de l’imminence des dangers, c’est une rupture avec la vision industrielle du monde, qui inclut les visions de droite et de gauche. L’écologie c’est la planète et la totalité des liens sur la planète. On se heurte à un mur physique infranchissable. Il faut unir des forces disparates.

  • « Nous voulons des coquelicots » est un livre, une association et un site nousvoulonsdescoquelicots.com sera ouvert le 12 septembre et on appelle à des rencontres sur les places de France. La société démocratique doit se réveiller : nous voulons des oiseaux, des coquelicots.. ; il faut un pacte pour arrêter l’agriculture industrielle : un plan à plusieurs années. C’est une crise planétaire. On voudrait à terme réunir 5 millions de personnes. Pour qu’il y ait crise politique et faire pression sur le gouvernement.

  • L’appel à l’interdiction des pesticides doit inciter tous les gens à sortir pour quelque chose de vivant.

  • Comment lutter contre les lobbies ? Ne plus croire les gens non crédibles : il faut leur demander des comptes.

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Nous voulons des coquelicots " : l'appel contre les pesticides lancé dans " Charlie Hebdo

 

" Nous voulons des coquelicots " : l'appel contre les pesticides lancé dans " Charlie Hebdo "

Une centaine de personnalités - scientifiques, artistes, militants, même l'Eglise catholique - réclament l'interdiction immédiate de tous les pesticides de synthèse. A l'heure actuelle, poursuit le chroniqueur, " le texte est signé par cent personnes qui ne sont pas particulièrement connues ou médiatiques, mais qui sont le reflet de la société française ".

https://www.lemonde.fr

 

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15 septembre 2018

Transition écologique : nous ne pouvons pas (seulement) la faire nous-mêmes !

Transition écologique : nous ne pouvons pas (seulement) la faire nous-mêmes !

Comment mener une vie plus durable ? Cette question génère beaucoup de débats sur ce que les individus peuvent faire pour combattre le changement climatique. Bien souvent, les réponses adressent surtout les individus, leur demandant d’adopter des comportements plus responsables, comme d’acheter localement, d’isoler leurs maisons ou de prendre leur vélo plutôt que la voiture… « Mais ces réponses individuelles posent la question de leur efficacité face à un changement de comportement qui nécessite d’être systémique », explique Kris de Decker sur Low-Tech Magazine (@lowtechmagazine).

Les politiques publiques de lutte contre le changement climatique, elles, sont de trois ordres : des politiques de décarbonisation (encouragement aux sources d’énergie renouvelable, aux voitures électriques…), d’efficacité énergétique (amélioration du rapport énergétique des appareils, véhicules, bâtiments…) et de changement comportemental (promotion de comportements plus durables). Les deux premières visent à rendre les modes de consommation existants moins gourmands en ressources, mais trop souvent en ne reposant que sur l’innovation technique, elles oublient l’accompagnement social, ce qui explique qu’elles n’aient pas conduit à une diminution significative des émissions de CO2 ou de demande énergétique. Les progrès en matière d’efficacité énergétique ne tiennent pas compte des nouvelles habitudes de consommation et de l’effet rebond.

De même, le développement des énergies renouvelables n’a pas conduit à une décarbonisation des infrastructures énergétiques car la demande énergétique augmente plus vite que le développement des sources d’énergie renouvelables. Pour Kris de Decker, cela souligne qu’il faut plus se concentrer sur le changement social. Si nous voulons que les politiques d’amélioration de l’efficacité énergétique et de décarbonisation soient efficaces, elles doivent être combinées à l’innovation sociale : d’où l’importance des politiques de changement de comportements !

Si les instruments du changement de comportement sont nombreux, ils relèvent pour la plupart de la carotte ou du bâton, quand ce n’est pas du sermon. Mais ces instruments (incitations économiques, normes et réglementations, information…) reposent sur une vision des individus comme des êtres rationnels : les gens s’engageraient dans un comportement pro-environnemental pour des raisons intéressées (parce que c’est agréable ou que cela leur fait économiser de l’argent) ou pour des raisons normatives (parce que les autres le font). Mais nombres d’actions génèrent un conflit entre ces deux visions : le comportement pro-environnemental est souvent considéré comme moins rentable, moins agréable ou plus long, d’où parfois une inadéquation entre ce que les gens pensent et ce que les gens font réellement. Pour y répondre, on peut diminuer le coût des actions pro-environnementales ou augmenter le coût des actions nuisibles à la planète. Ou encore, renforcer les comportements normatifs.

Reste que les résultats de ces politiques de changement de comportement ont jusqu’à présent été plutôt limités et décevants.

Le problème, estime Kris de Decker, c’est que ces politiques de changement comportemental sont basées sur le constat que ce que font les gens relève essentiellement d’une question de choix individuel. Mais, le fait que la plupart des gens mangent de la viande, conduisent des voitures ou sont connectés au réseau électrique n’est pas qu’une question de choix : les gens sont en fait enfermés dans des modes de vie insoutenables. Ce qu’ils font est conditionné, facilité et contraint par les normes sociales, les politiques publiques, les infrastructures, les technologies, le marché, la culture… En tant qu’individu, on peut par exemple acheter un vélo, mais nous ne pouvons pas développer l’infrastructure cyclable. Si les Danois ou les Néerlandais utilisent plus le vélo que d’autre, ce n’est pas tant parce qu’ils sont plus soucieux de l’environnement que d’autres, c’est d’abord parce qu’ils ont une excellente infrastructure cyclable, parce qu’il est socialement acceptable de se déplacer à vélo et parce que les automobilistes sont très respectueux des vélos et ce d’autant que l’automobiliste est toujours considéré comme responsable en cas d’accident, même si c’est le cycliste qui a commis une erreur. Or, sans cette infrastructure de soutien, on constate qu’il est plus difficile d’amener un grand nombre de personnes à pratiquer le vélo… De même, les particuliers n’ont pas le loisir de modifier les débits de l’internet ou de diminuer l’apport énergétique de la centrale électrique dont ils dépendent. « Si les individus peuvent faire des choix individuels pro-environnementaux basés sur leurs valeurs et attitudes, et inspirer les autres… ils n’ont pas la possibilité d’agir sur les structures qui facilitent ou limitent leurs options ».

Les politiques comportementales renvoient les individus à leur responsabilité et culpabilité, exonérant les responsabilités politiques et économiques des institutions et des acteurs économiques, au risque de rendre ces politiques plus dissuasives qu’autre chose : les mangeurs de viande ou les automobilistes sont pointés du doigt sans qu’on interroge le système d’alimentation ou les infrastructures qui favorisent ces comportements. Mettre l’accent sur le changement de comportement individuel tient donc bien plus d’une position politique qu’autre chose.

Une autre façon de regarder les choses consiste donc à ne pas se focaliser sur les individus et leurs choix, mais sur l’organisation sociale des pratiques quotidiennes : comme la cuisine (par exemple, en luttant contre le fléau de déchets que génère les repas à emporter ou en réintroduisant des systèmes de consigne), le lavage, les déplacements… Cela signifie s’attaquer à la fois à ce qui rend par exemple la pratique automobile possible (voitures, routes, parkings, stations à essence…) et à leur signification sociale… L’action publique peut alors se déplacer : par exemple, les publicités automobiles promeuvent toutes la liberté individuelle et sont bien plus nombreuses que les promotions du cyclisme. De même, développer des routes cyclables ou limiter l’usage de la voiture est une autre action publique sur les infrastructures capable de modifier la situation.

Pour Kris de Decker, rien ne bougera si on n’adresse pas les problèmes de façon plus systémique qu’individuelle.

« Les politiques de changement individuel ont les mêmes lacunes que les stratégies qui prônent l’efficacité ou l’innovation. Elles ne remettent pas en cause les infrastructures ou les conventions sociales qui ne sont pas soutenables »

.

Tout comme le recyclage des ordures ne remet pas en cause la production de déchets (voir, au contraire, le légitime), « les politiques de changement de comportement renforcent le statu quo ». L’innovation sociétale pertinente en terme de durabilité est celle qui s’installe de manière systémique dans tous les domaines du quotidien.

Pour Kris de Decker, nous devons imaginer à quoi devrait ressembler la « nouvelle normalité » d’un monde durable au quotidien. Le changement social consiste à transformer ce que l’on considère comme normal. Nous y sommes plutôt bien parvenus en ce qui concerne la cigarette ou le port de la ceinture de sécurité, et ce très rapidement et même radicalement, souligne-t-il. Une politique durable et systémique nécessite de passer de « comment changer les comportements des individus » à « comment changer le fonctionnement de la société », ce qui conduit à des interventions radicalement différentes. C’est en changeant nos infrastructures de vies, les objectifs des institutions et des entreprises qui les façonnent, les conventions culturelles qui les sous-tendent que les comportements individuels changeront à leur tour ! Pas l’inverse.

Le journaliste écologique du Guardian, George Monbiot (@georgemonbiot), rappelle dans une de ses excellentes tribunes, que nous ne sauverons pas la terre en adoptant de meilleures modalités de consommation, comme de remplacer nos usages de gobelets jetables en plastiques par des gobelets jetables en carton ou en amidon de maïs. « Bien sûr, nous devrions essayer de minimiser nos propres impacts, mais nous ne pouvons pas affronter le changement climatique et la crise des ressources simplement en prenant la responsabilité de ce que nous consommons ». Les tasses en café jetables en amidon de maïs perpétuent le problème plutôt que le résoudre. Pour lui aussi, « Défendre la planète signifie changer le monde ».

Hubert Guillaud

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20 août 2018

L'agriculture biologique serait plus efficace que les pesticides pour lutter contre les parasites

Par Marie-Eve Jamin le 20/08/2018

    1. L'agriculture biologique serait plus efficace que les pesticides pour lutter contre les parasites

L'agriculture bio serait plus efficace que les pesticides pour lutter contre les parasites. Dans un article de la revue Nature Substainability, l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) détaille : « En utilisant deux méta-analyses distinctes, nous démontrons que par rapport aux systèmes de cultures conventionnels, l’agriculture biologique favorise la lutte antiparasitaire. »

Or, malgré le lancement de deux plans Ecophyto depuis 2008 pour réduire l'usage des produits phytosanitaires en agriculture, l'utilisation des pesticides a globalement augmenté de 12% entre 2014 et 2016 poussant le gouvernement à renforcer ces mesures, dans le sillage des États généraux de l'Alimentation.

    1. Les mauvaises herbes permettent de lutter contre les maladies et les ravageurs

Certains demanderont alors pourquoi il y a davantage de mauvaises herbes dans les cultures bio. Ces dernières permettent, selon ces chercheurs, de « mieux lutter contre les maladies et les ravageurs » (insectes et acariens notamment). Au final, le bio ne serait donc pas plus victime des ravageurs que l’agriculture conventionnelle grâce à ces herbes dites mauvaises.

Les conclusions de l'étude « ouvrent des perspectives d’intérêt pour réduire l’utilisation de fongicides ou d’insecticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation des pathogènes et des ravageurs. » Depuis 2008 et le Grenelle de l’environnement, le gouvernement s’était fixé l’objectif de réduire de moitié l’utilisation de pesticides d’ici à 2018, puis à 2025. En vain. Ces recherches pourraient être la goutte d'eau pour y parvenir.

 

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30 juillet 2018

l’usage des pesticides continue d’augmenter en France

Pas de surprise : l’usage des pesticides continue d’augmenter en France

Les chiffres 2016-2017 sur l’évolution de la consommation des pesticides de l’agriculture française ont enfin été rendus publics : ils indiquent une augmentation de 12,4% par rapport à 2009. Pour France Nature Environnement, c’est un constat d’échec : les plans Ecophyto successifs lancés depuis 2008, dont l’objectif initial était de réduire de 50% l’usage des pesticides pour 2018, se sont avérés inefficaces. Pour redresser la barre, le Ministre de l’Agriculture a annoncé le plan Ecophyto 2+, la sortie du glyphosate en 3 ans et l’interdiction des néonicotinoïdes. Cela suffira-t-il ?

Constat d’inefficacité des politiques : des millions dépensés et la nature ne s’est jamais aussi mal portée

L’urgence est là. Les conséquences d’une utilisation massive des pesticides sont bel et bien identifiées, les indicateurs sont tous au rouge : impact de plus en plus avéré sur la santé des consommateurs et des agriculteurs, déclin de la biodiversité[1], dégradation des écosystèmes, pollution de l’eau[2] et de l’air, etc. Pourtant, l’utilisation de pesticides continue d’augmenter.

Pour Claudine Joly, en charge des questions pesticides à France Nature Environnement : « malgré les dizaines de millions d’euros d’argent public dépensés dans le cadre d’Ecophyto tous les ans, l’agriculture française n’arrive pas à se libérer de son usage excessif de pesticides. Le constat est sans appel, les objectifs, déjà repoussés, de réduction des pesticides de 50% en 2025 s’éloignent un peu plus. L’outil Ecophyto est intéressant mais la sortie des pesticides ne se fera pas sans l’activation d’autres leviers économiques et règlementaires nécessaires pour obtenir une mobilisation de l’ensemble de la profession ».

Sur ces 10 dernières années, les structures censées accompagner les agriculteurs vers la sortie des pesticides n’ont même pas réussi à stabiliser leur utilisation… et ce malgré le demi-milliard mobilisé. Elles n’ont même jamais eu de compte à rendre sur l’usage des financements reçus dans le cadre du plan. Il est temps qu’elles se remettent en cause et se transforment, pour véritablement accompagner les agriculteurs vers la sortie des pesticides.

Les annonces ne suffiront pas à enclencher la transition agroécologique

Les contrats de solution présentés par la FNSEA sont les bienvenus, mais ils arrivent avec 10 ans de retard… et il faudra plus que des bonnes intentions pour aller vers la sortie des pesticides. Ce matin, les Ministres ont également annoncé des mesures pour sortir du glyphosate et des néonicotinoïdes, et trois interprofessions sont venues présenter leur stratégie et leurs engagements. Ce sont des signaux encourageants. Le reste de la profession doit s’engager pour amplifier rapidement le mouvement.     

Pour Cécile Claveirole, responsable des questions agricoles à France Nature Environnement : « certes le gouvernement a annoncé des mesures, mais il ne faut pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de l’interdiction des molécules les plus préoccupantes, l’objectif est la réduction globale et drastique de l’usage des pesticides en France. Le temps n’est plus aux bonnes intentions et autres démarches volontaires. Il faut un soutien ferme et sans concession du gouvernement pour la transition agroécologique. Il ne peut plus ignorer la volonté des citoyens : l’agriculture doit assurer une alimentation saine et de qualité pour tous, tout en préservant l’environnement et la biodiversité ».

 
[1] Près de 80% des insectes ailés ont disparu en Europe en 30 ans, les oiseaux des milieux agricoles ont diminué de 33% entre 1989 et 2017 et des études récentes ont notamment insisté sur le rôle des pesticides dans le déclin dramatique du nombre d’oiseaux
[2] 92% des cours d’eau surveillés sont pollués - « Les pesticides dans les cours d’eau français en 2013 » • Commissariat général au développement durable • Chiffres & statistiques • Numéro 697 • Novembre 2015

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09 mai 2018

Riverains exposés aux pesticides : il est temps d'agir ! - Générations Futures

 

Riverains exposés aux pesticides : il est temps d'agir ! - Générations Futures

Une délégation d'ONG, à laquelle a pris part le relais local bordelais de Générations Futures, Cyril Giraud, a été reçue[1] hier soir à la préfecture de Bordeaux par un représentant du préfet et un conseiller technique sur la question de l'utilisation des pesticides à proximité des lieux accueillant des publics vulnérables.

https://www.generations-futures.fr

 

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