Collectif Basse Vallée du Lot Santé-Environnement

28 janvier 2019

Sortir des pesticides, nous, nous disons que c’est possible !

Bagnolet, le 25 janvier 2019

Communiqué de presse

 

 

Sortir des pesticides, nous, nous disons que c’est possible !

 

La Confédération paysanne réaffirme qu'il y a urgence à sortir des pesticides qui, années après années font mourir les paysannes et paysans et continuent de creuser le fossé entre notre profession et le reste de la société.

Le Président Macron a déclaré, dans un exercice de communication d’autopromotion, que ce ne sera pas possible, finalement, de sortir à 100% du glyphosate en trois ans, à cause… des importations. Nous, nous lui disons que c’est possible ! Il suffit que le Président se saisisse des propositions de la Confédération paysanne pour permettre la sortie des pesticides et abandonne les outils de communication tel le « contrat de solutions » co-signé par les principales firmes phytopharmaceutiques qui vivent de la vente de ces pesticides.


Depuis des années, des pratiques de l'agriculture paysanne, de l'agroécologie, des techniques de désherbage mécanique, les rotations de cultures, l’usage des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP)… bref l'agronomie, sont utilisées, expérimentées, transmises entre paysan-ne-s lors de formations et d'échanges, au quotidien, portés par la Confédération paysanne pour réduire l'utilisationdes pesticides de synthèse.


La généralisation de l’usage des pesticides est le symptôme d’un modèle agricole fondé sur le libre-échange, entraînant une compétition acharnée sur les coûts et les prix et donc une grande difficulté pour les paysan-ne-s à obtenir un revenu juste et stable. Sortir des pesticides présuppose donc une transformation de la condition économique faite aux paysan-ne-s, qui fait des pesticides une béquille au revenu.


C’est pourquoi, en parallèle de ces pratiques agronomiques, la Confédération paysanne revendique la fin des accords de libre-échange, la mise en place de clauses de sauvegarde et l’application de prix minimum d’entrée pour les fruits et légumes importés. C'est cet ensemble de propositions qui permettront, via la transition agricole permise par la PAC et des politiques publiques volontaristes inscrites dans la durée, une réelle sortie des pesticides.


Les paysan-ne-s n’ont pas besoin de coup de com’ ou de pseudo contrat de mauvaises solutions mais de véritables engagements politiques, économiques et agronomiques qui les accompagnent financièrement pour envisager et s’engager dans la sortie des pesticides. L’urgence de la réconciliation du monde paysan et des citoyen-ne-s, la reconquête de prix rémunérateurs, la meilleure qualité de vie des paysan-n-es méritent mieux que des écrans de fumée, destinés à masquer l'incapacité des pouvoirs publics et les manœuvres des tenants du système de dépendance des paysan-ne-s à l’agro-industrie. Il est temps d’ouvrir de nouveaux horizons pour notre métier !

 

 

 

 

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25 janvier 2019

BORDEAUX - Le Château Clément Pichon déclare à la presse son passage au BIO !

VICTOIRE DU BON SENS !

Le Château Clément Pichon annonce la conversion au BIO des 25 hectares de ses vignes !

 

Le Château Clément Pichon déclare à la presse son passage au BIO !
Ludovic COUTANT
Parempuyre, France

22 janv. 2019 — 

VICTOIRE DU BON SENS !

Le Château Clément Pichon annonce la conversion au BIO des 25 hectares de ses vignes !

https://www.facebook.com/parempuyre/

https://www.facebook.com/groups/2176961549295594/?ref=share

C’est une très bonne nouvelle pour le projet du nouveau collège de Parempuyre qui va pouvoir se construire dans des conditions bien plus saines.

C’est la seule bonne solution aux problèmes phytosanitaires soulevés par le voisinage immédiat des vignes et qui bénéficiera à l’ensemble des Parempuyriens.

Notre Collectif de Parents avait envisagé cette perspective de passage en bio de l’exploitation du Château Clément Pichon depuis le début mais s’était vu, jusque-là, opposer un refus des propriétaires du Château Clément Pichon.

Nous nous réjouissons tous qu’après plusieurs mois passés à rechercher des alternatives, ce soit la plus intelligente qui ait prévalu.

Au-delà de Parempuyre, cette décision est une excellente nouvelle pour la Gironde car c’est un signal fort, donné par un très grand château.

Les associations « Alerte Pesticides Haute Gironde », « Info Médoc Pesticides », « Alerte aux Toxiques », « Générations Futures » et « FCPE Gironde » sont depuis le début un soutien appuyé.

Notre collectif de Parents restera vigilant tout au long de la procédure de conversion au BIO du Château Clément Pichon que l’on souhaite la plus rapide possible au regard de l’échéance de la construction du nouveau collège.

Nous nous appuierons sur l’expertise des associations cités ci-dessus.

https://alerteauxtoxiques.com/2019/01/18/analyse-du-millesime-2016-du-chateau-clement-pichon/

CPESP Parempuyre.


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16 janvier 2019

Glyphosate : le Roundup Pro 360 de Monsanto (Bayer) interdit

Glyphosate : le Roundup Pro 360 de Monsanto (Bayer) interdit


Glyphosate : le Roundup Pro 360 de Monsanto (Bayer) interdit AFP/Archives/Philippe HUGUEN

L'interdiction d'utiliser du Roundup Pro 360 est effective dès ce mardi a annoncé l'Anses, à la suite du jugement qui vient d'annuler l'autorisation de mise sur le marché de ce désherbant contenant du glyphosate commercialisé par Monsanto.

Vents contraires pour le géant américain de l'agrochimie Monsanto (groupe Bayer). "La décision étant à effet immédiat, l'autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360 est annulée. En conséquence la vente, la distribution et l'utilisation du Roundup Pro 360 sont interdites à compter de ce jour", écrit l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), dans une courte déclaration transmise à l'AFP. Sur le fond, l'Anses ne se prononce pas, se bornant à dire qu'elle "examinera avec attention" le jugement du tribunal administratif de Lyon qui la met clairement en cause.

La justice estime en effet qu'elle a "commis une erreur d'appréciation au regard du principe de précaution" en autorisant ce produit le 6 mars 2017. S'appuyant notamment sur les études du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) sur le glyphosate, les juges ont estimé que le Roundup Pro 360 devait "être considéré comme une substance dont le potentiel cancérogène pour l'être humain est supposé". Le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) avait saisi en mai 2017 la justice pour réclamer le retrait de ce désherbant, utilisé notamment sur les cultures légumières, fruitières et la vigne. Contacté par l'AFP, l'allemand Bayer n'avait pas encore réagi à cette décision mardi en début de soirée.

 

Le glyphosate ( AFP / Alain BOMMENEL, Laurence SAUBADU, Kun TIAN )

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07 janvier 2019

Carte de vente des pesticides par département en 2017

 

Carte de vente des pesticides par département en 2017 - Générations Futures

Cette carte de base vous propose les données de vente réparties sur le territoire. Chaque département a été étudié de manière individuelle et les données ont été inscrites dans un formulaire générant une carte des ventes de matières actives pesticides par département.

https://www.generations-futures.fr

lot-pesticides.pdf

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Nous voulons des Coquelicots - Lettre aux médecins

 

Madame, Monsieur,
En tant que professionnel(le) de santé, sans doute êtes-vous déjà informé(e) de la
préoccupation majeure que constitue l’utilisation des pesticides de synthèse pour
la biodiversité et pour la santé dans notre pays.
Les rapports de l’INSERM et du CIRC ont établi que nombre de ces produits étaient
des cancérigènes possibles, probables ou certains. Santé Publique France
admet leur incidence sur la maladie de Parkinson. Leur responsabilité est suspectée
dans l’agénésie transverse des membres supérieurs des enfants (les « bébés sans
bras »). De nombreuses autres études attestent de multiples atteintes possibles – au
niveau génétique, métabolique, hématologique, neurologiques, endocriniennes – des
pesticides de synthèse sur la santé humaine. L’augmentation de l’incidence des
cancers de l’enfant est particulièrement préoccupante.
Sur un plan plus large, les pesticides contribuent à une part importante de
l’effondrement de la biodiversité dans notre pays : en trente ans, les oiseaux des
champs ont vu leurs effectifs diminuer de 40 % en moyenne et des études laissent
penser que, dans certains secteurs, on aurait perdu jusqu’à 80 % des invertébrés.
Pour qui comprend le vivant et se projette dans l’avenir, il ne fait aucun doute que
cette situation, si elle se poursuivait, pourrait sonner le glas de notre propre espèce.
Face à ce constat alarmant, le principe de précaution est totalement bafoué.
Non seulement aucune mesure sanitaire sérieuse n’a véritablement été prise, mais
au lieu de cela, des guerres d’experts, posant la question de l’intégrité scientifique,
permettent depuis des années à cet écocide de continuer à s’aggraver
.
Parce qu’un compte à rebours du vivant est engagé, et parce qu’il est vain de
soigner une humanité que d’autres empoisonnent, nous espérons que vous aurez à
cœur de signer et surtout de relayer cet appel.
Si le cœur vous en dit, merci de l’afficher dans votre cabinet, de donner à vos
patients la possibilité de le signer, et si possible de le transmettre autour de vous.
Chacun peut retourner les signatures collectées à l’adresse figurant sur l’appel ou
signer directement sur https://nousvoulonsdescoquelicots.org/
Nous vous sommes reconnaissants de votre aide pour que cesse l’empoisonnement
généralisé du monde que nous empruntons à nos enfants.

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06 janvier 2019

Le glyphosate disparaît des jardins, mais pas des champs

Par  Jean Blaquière

Depuis le 1er janvier 2019, le glyphosate et autres pesticides de synthèse sont interdits en France aux particuliers, à la vente comme à l'utilisation. En revanche, les agriculteurs y ont encore accès.

Le Roundup, c'est fini, au moins dans les jardins. Le célèbre produit de la compagnie américaine Monsanto figure sur la liste des pesticides de synthèse que les jardiniers non professionnels ne peuvent plus utiliser chez eux. Sur cette même liste, on peut également trouver certains répulsifs à taupe, des engrais désherbants, le goudron de pin de Norvège ou les lentilles antilimaces. En effet, depuis le 1er janvier 2019, les fabricants et les distributeurs ont l'interdiction de mettre sur le marché ces produits pour les utilisateurs amateurs. Concrètement, les distributeurs ont sorti ces produits de tous les rayonnages destinés au public non professionnel. Ils restent cependant dans les circuits de distribution agréés pour la vente aux agriculteurs.

Seuls les produits de biocontrôle, ceux à faible risque, et ceux dont l'usage est autorisé dans le cadre de l'agriculture biologique peuvent désormais être utilisés dans les jardins. À la condition que leur autorisation de mise sur le marché comporte bien la mention «EAJ» (Emploi autorisé dans les jardins), précise l'avis du ministère de l'Agriculture du 22 décembre 2018. Dans ces produits autorisés, on trouve la bouillie bordelaise - à base de cuivre -, l'herbistop Ultra ou encore le Stop Net Limace

Vers le «Zéro phyto»

Les pesticides utilisés en zones non agricoles représentent 7% (dont 6% en jardins particuliers) des produits phytosanitaires utilisés en France. Cette nouvelle interdiction représente donc une voie non négligeable de réduction de l'utilisation de ces produits.

Il s'agit du second volet de l'interdiction quasi totale des pesticides de synthèse: depuis le 1er janvier 2017, leur usage était déjà aboli dans les espaces verts publics - hormis quelques exceptions -, via le plan «Zéro pesticide». Cette interdiction avait été planifiée dès 2014 dans la loi Labbé. À l'origine, son entrée en vigueur était prévue pour 2022, mais elle a été avancée à 2019 par le Sénat via la loi de transition énergétique de 2015.

Des alternatives jugées trop contraignantes

Ces dernières années, les préoccupations se sont cristallisées sur un produit en particulier: le glyphosate, une substance jugée «cancérogène probable» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Quelque 800.000 tonnes de ce désherbant ont été utilisées dans le monde en 2017, dont 8800 tonnes en France. Ce dernier chiffre a baissé de 7% depuis 2014.

Les agriculteurs ont encore du mal à se passer de ce produit car il combine des avantages sans équivalent pour le moment: il est simple à utiliser, efficace et peu coûteux. En France, des recherches sont en cours pour trouver des solutions alternatives à base de végétaux.

'une manière générale, sans produits phytosanitaires l'agriculteur doit employer des méthodes principalement mécaniques pour désherber son champ, ce qui suppose d'importants investissements en machines agricoles pour couper, brûler ou éliminer à la vapeur les mauvaises herbes.

Le glyphosate en ligne de mire

Alors même que l'Union européenne a validé le lundi 27 novembre 2017 une nouvelle autorisation pour cinq ans de l'herbicide controversé, le président Emmanuel Macron a promis en parallèle l'interdiction du glyphosate sur le sol français, «dans 80 à 90% des cas», d'ici 2020. Cette interdiction n'a cependant pas été inscrite dans le projet de loi Agriculture et alimentaire, comme cela avait été demandé par les députés écologistes.

Mais c'est par un autre biais que le glyphosate pourrait progressivement disparaître des pratiques agricoles. En effet, depuis quelques années, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) resserre l'étau autour de l'herbicide. D'ici le 31 décembre 2020, elle a prévu d'interdire pour les agriculteurs tous les produits à base de glyphosate qui présentent un risque pour l'environnement ou la santé, ainsi que tous les usages pour lesquels existent des alternatives. En 2016, 316 produits à base de glyphosate étaient autorisés en France. Début 2019, ils ne sont plus qu'une soixantaine, dont bon nombre d'entre eux seront interdits avant l'année prochaine.

Dynamique de changement

Depuis novembre 2018, un site internet, glyphosate.gouv.fr, destiné aux agriculteurs, dresse l'inventaire des bonnes pratiques pour arrêter l'utilisation de l'herbicide. De plus, depuis le 1er janvier, la redevance pour pollution diffuse des phytosanitaires a été relevée de 50%, soit un euro de plus par kilo pour le glyphosate. «Cette taxe permet de financer, à hauteur de 50 millions d'euros par an, le développement de l'agriculture biologique en plus de 71 millions d'euros consacrés au programme Ecophyto pour la réduction d'usage des produits phytosanitaires», a déclaré début novembre le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, à l'Assemblée. En théorie, le Roundup devrait donc bientôt disparaître totalement des champs français.

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05 janvier 2019

Pesticides, produits chimiques, plomb... ce que j’ai trouvé en analysant mes cheveux

 

Par Juliette Duclos (Reporterre)

Pesticides, produits chimiques, plomb... ce que
j’ai trouvé en analysant mes cheveux
4 janvier 2019 / Juliette Duclos (Reporterre)
On peut faire attention à son alimentation et découvrir pourtant que son corps
est contaminé par divers pesticides et métaux lourds. C’est l’expérience qu’a
vécue notre journaliste : elle nous livre ici les résultats de ses analyses et ses
résolutions pour éviter ces pollutions.
« Vous n’êtes pas enceinte, par hasard ? Pour des raisons déontologiques, on ne pratique pas le test sur les
femmes enceintes. » Lors d’un premier entretien téléphonique, le ton est donné. Je rassure mon
interlocuteur (« Non non, enfin, j’espère pas »), qui m’explique ensuite comment pratiquer le test : « Une
cinquantaine de cheveux, longs de trois centimètres, coupés au ras du crâne, pour déterminer vos
différentes sources d’exposition à des polluants depuis les trois derniers mois. » Comme José Bové, NicolasHulot ou plus récemment les enfants des journalistes de Marie Claire, j’ai décidé de faire analyser les
pesticides, produits de synthèse et autres perturbateurs endocriniens présents dans mon corps.
Au début, j’étais plutôt sereine en soumettant l’idée à la rédaction de Reporterre. Inscrite depuis le mois de
septembre dans une Amap, je me nourris majoritairement bio et de saison. Mais qu’importe les panais, les
blettes et autres fenouils que j’engloutis quotidiennement, mes analyses sont édifiantes. Comme le résume
Matthieu Davioli, à l’origine du nouveau test Toxseek, capable de détecter près de 1.800 polluants
organiques et 40 métaux lourds, « on baigne tous dans un bain chimique ».
Étape 1 : « Des pesticides qui ne font pas l’objet d’une enquête »
Résultat : contaminée par « seulement » huit molécules à des seuils importants, je fais plutôt office de
bonne élève, me dit-on. « Mais vous avez beau avoir une vie saine, on trouve quand même des choses
inquiétantes », assure Matthieu Davioli avant de poursuivre : « Vous devez manger beaucoup de viande ou
de fromage, non ? » Touché. Si je suis végétarienne depuis des années, je continue de me gaver de comté,
surtout quand il est trempé dans la moutarde. Le test a en effet révélé la présence de trois vermifuges dans
mon corps, dont deux à un niveau « alerte » (l’aspinidol et le desaspidin) et un à un niveau « élevé »
(l’ascaridol). Bon, que les choses soient claires. Je n’ai jamais eu de ver ni ingurgité volontairement un
vermifuge. On m’explique alors que « ce sont des produits utilisés par le milieu vétérinaire pour traiter les
animaux, c’est normal que vous en retrouviez après dans votre alimentation ». Problème : ces produits
auraient des effets secondaires fréquents sur la santé : « Maux de tête, nausées, étourdissements et
malaises abdominaux ».
Si j’ai la « chance » de ne pas avoir de glyphosate à un taux inquiétant, je découvre aussi l’existence d’un
certain methasulfocarb qui a pris ses quartiers dans mon organisme, en niveau « alerte ». Ce fongicide,
extrêmement nocif pour les poissons, est considéré comme « dangereux » pour les humains par
l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Vous mangez régulièrement du riz ? » me demande Matthieu
Davioli. J’opine de la tête, presque penaude. Retiré du marché en Europe, le pesticide est toujours répandu
sur le riz dans certains pays d’Asie. « Comme il n’est pas utilisé en France ou dans l’Union européenne, on
ne retrouve pas sa trace dans les bases de données », m’explique François Veillerette, de Générations
futures, avant de poursuivre, un brin enthousiaste : « C’est tout l’intérêt de ce type de test. On découvre de
nouveaux pesticides, qui ne font pas encore l’objet d’une enquête ! » Rassurant.
Dernier polluant en niveau « alerte », le dioctylphthalate (DNOP), un intermédiaire de synthèse, employé
par l’industrie chimique et l’agroalimentaire pour servir de plastifiant ou d’agent fixateur. Le souci est que
les phtalates peuvent être présents un peu partout dans mon logement, comme le rappelait Reporterre,
dans mes cosmétiques, voire dans les jouets pour enfants. « C’est un polluant extrêmement répandu, on le
retrouve à l’état de trace chez tout le monde, confirme François Veillerette. Il est plus compliqué d’identifier
les sources de contamination. » Or, je vais devoir très sérieusement me pencher sur la question car les
conséquences des phtalates peuvent être redoutables. Inscrit par la Commission européenne dans l’annexe
I des 553 substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, le DNOP serait ainsi susceptible
« d’entraîner un dérèglement du système endocrinien des hommes et des animaux, et d’avoir des effets
néfastes sur la santé en provoquant des cancers, des modifications du comportement et des anomalies de
la reproduction ».
Bonne résolution — Je réduis ostensiblement ma consommation de fromage et j’achète du riz de
Camargue ou d’Espagne. Concernant le dioctylphthalate, je fuis les emballages alimentaires en
plastique et favorise les cosmétiques naturels.Étape 2 : « Le plomb affecte tous les animaux »
« Vous êtes allés en Bretagne récemment ? m’interroge Matthieu Davioli. Normalement, ce sont plutôt les
Bretons qui ont un taux d’uranium élevé. » Les yeux dans le vague, je repense à mon dernier weekend, il y
a quelques semaines, dans le Morbihan. Après quelques recherches, je découvre qu’une filiale d’Areva avait
exploité l’uranium dans une quarantaine de mines bretonnes, jusqu’en 1984. Et que les sites seraient
toujours contaminés par ces matières radioactives. Impossible pour autant d’assurer avec certitude qu’il y a
un lien de corrélation, les analyses détectant les contaminations depuis ces trois derniers mois. « Mais à
terme, sur certains métaux lourds comme l’uranium, l’arsenic ou le nickel, on pourra identifier les zones à
risques où il y a des pollutions particulières », espère François Veillerette.
Le strontium est le deuxième métal lourd dans mon organisme dont le niveau est en alerte. « On l’observe
des quantités élevées chez les noyés, car il est naturellement présent dans l’eau de mer, commente
Matthieu Davioli. On le retrouve aussi dans les produits d’entretien ou certains aliments, comme les
produits laitiers. » Sauf qu’à haute dose, le strontium provoque des troubles osseux. Mais François
Veillerette me rassure : « Tout le monde en a. Là, c’est l’exposition sur plusieurs mois qui est mesurée, il
n’y a pas d’alerte sanitaire à tirer. »
Dernier polluant inorganique à des taux d’exposition « alerte » : le plomb. Là encore, il n’est pas évident
d’identifier les sources potentielles. Je jette un premier coup d’œil à l’eau qui coule de mon robinet.
Coupable ? Peut-être bien. En 2017, l’Agence de sécurité de l’alimentation (Anses) avait ainsi publié une
expertise qui indiquait que la présence du plomb serait liée aux vieilles canalisations. Mais je pourrais tout
aussi bien accuser les peintures de mon immeuble ou les vitraux de l’église d’à côté. Ou encore les
chasseurs de l’Oise. L’Agence européenne des produits chimiques (AEPC, ou ECHA en anglais) estime ainsi
que près de 40.000 tonnes de plomb sont dispersées, chaque année, dans les écosystèmes, dont « 21.000
tonnes utilisées par les chasseurs ». Selon l’AEPC, ce serait jusqu’à deux millions d’oiseaux qui meurent
chaque année d’intoxication au plomb en Europe. « Le plomb affecte tous les animaux sur lesquels il a été
étudié, des oiseaux migrateurs aux humains (...) en particulier sur le développement du cerveau ou sur le
rein. » Bon, ça va alors...
Bonne résolution — Pour éviter le plomb, je laisse couler l’eau avant de boire, pour éviter celle qui
a stagné dans les canalisations. Quant au strontium et à l’uranium, il est encore trop tôt pour émettre
des hypothèses. Dans le doute, je vais peut-être attendre un peu avant de retourner dans leMorbihan.

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24 décembre 2018

Lettre d'information n°3 "Nous voulons des coquelicots"

Nous voulons des Coquelicots Appel à la résistance pour l'interdiction de tous les pesticides

 

 

  L'EDITO  

La gueule de bois ne sera pas une excuse

On va passer ensemble le cap d’une année. 2018. Nous espérons que vous avez d’immenses réserves vitales, car le mouvement des Coquelicots, ainsi que vous lirez ci-après, ne fait que commencer. Avant de passer aux bonnes résolutions de 2019, laissez-nous dire combien nous sommes heureux d’avoir été rejoints, le 7 décembre 2018, par 830 rassemblements simultanés. Qui l’aurait cru le 12 septembre, quand nous avons lancé notre Appel ? Personne. Vous l’avez fait.

Notre rendez-vous du 4 janvier 2019 est risqué, car il aura été précédé comme chacun sait par les fêtes de Noël et du Nouvel An. Repartir coquelicot à la boutonnière ne sera pas facile pour tout le monde, mais il faudra, mais il faut y aller. Notre mouvement se moque du froid, de la pluie, des gueules de bois, et annonce un printemps définitif. Sans rire, soyez là.

Nous phosphorons sans cesse pour vous proposer de nouveaux outils.

Trois nouveaux venus sont à télécharger. D’abord des feuilles de signatures sans la mention ‘courriel’, souvent écrit de façon illisible (et d’aucune utilité pour comptabiliser les signatures). Si vraiment vous aimiez la précédente, elle est toujours disponible dans le même dossier.

Ensuite un lot de nouvelles chansons arrangées par vos soins, pour lancer des Coquelichorales d’anthologie (à télécharger ici, ici, ici, et ici). Enfin une lettre que vous adresserez à vos doctoresses et médecins, à vos kinés, à vos infirmières et infirmiers, à vos ambulanciers, à vos dentistes, à tous ceux qui font l’impossible pour que nous allions un peu mieux, pour les inciter à proposer l’Appel dans leur salle d’attente. Qui, davantage qu’eux, sont concernés par l’état de santé de la population?

Pour finir, sachez qu’une page qui vous sera dédiée, à vous, est en cours de fabrication, sur laquelle seront publiées et téléchargeables vos créations esthétiques, ludiques, militantes, etc. Vous y trouverez aussi une grande carte qui contiendra des informations précieuses vers tous les collectifs Coquelicots et les associations actives et utiles pour notre combat! Patience…

Retenez bien, à quelques jours de 2019, l’essentiel. Nous avons réussi quelque chose que nous pensions impossible: lancer un vrai mouvement populaire de lutte contre les pesticides et pour la beauté du monde. Il est encore fragile, et comme tout organisme vivant, il peut s’affaiblir, s’étioler. Mais nous pressentons qu’il n’en sera rien. Et que tout au contraire il prendra de la force et de l’énergie semaine après semaine. Qui sommes-nous? Un véritable écosystème. Un splendide écosystème dont nous ne sommes et ne voulons être que des éléments nécessaires. Pouvons-nous gagner? Non, nous allons gagner.

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14 novembre 2018

Alerte fongicides : POLLINIS demande le retrait immédiat des SDHI

Alerte fongicides : POLLINIS demande 
le retrait immédiat des SDHI

PERSPECTIVES

Les abeilles en liberté : un nouveau regard sur les butineuses

Les fongicides SDHI sont utilisés massivement dans les champs depuis 2014, mais les risques posés par ces pesticides n'ont pas été correctement évalués. Inquiets, des scientifiques ont lancé l'alerte il y a déjà un an. Face à l'inertie des autorités sanitaires, POLLINIS a décidé d'agir.

Et si les abeilles n'étaient pas seulement des productrices de miel ? Ici et là en Europe, des amoureux de ces pollinisatrices, écœurés par leur disparition annoncée, inventent un nouveau regard sur les liens qui unissent les abeilles et les hommes. POLLINIS soutient deux de ces initiatives.

mise en place d'un comité d'experts, mais ce dernier n'a toujours pas rendu ses conclusions, plus d'un an après l'alerte. https://d9hhrg4mnvzow.cloudfront.net/info.pollinis.org/bulletin-automne-2018/6bb70d05-p1-une-spray-champ-jaune-cc0-pixabay_0ia0aa0h20aa00m000.jpgSans

Début octobre, POLLINIS a donc demandé à rencontrer des responsables de l'ANSES, pour connaître l'état d'avancement des travaux et réclamer l'accès aux tests  d'homologation des molécules SDHI. Lors de ce rendez-vous, aucune réponse précise n'a été obtenue. La composition du comité d'experts est tenue secrète. Les responsables de l'ANSES assurent également qu'il n'est pas possible d'accéder rapidement à l'ensemble des études d'homologation, pour des raisons de « confidentialité ». 

En Allemagne, ce sont des ruches accrochées en hauteur dans les arbres, comme des nichoirs, où les abeilles peuvent essaimer puis vivre à l'état sauvage, sans que leur miel ne soit prélevé ou que des soins soient pratiqués. En Italie ou en France, on trouve aussi des amoureux des abeilles pour créer ces « ruches de biodiversité », dans des paniers ou des ruchettes en bois. Ils estiment qu'en les laissant tranquilles, elles se porteront mieux, développeront à terme des résistances aux maux qui les tuent : parasites comme le varroa, frelon asiatique...

Ce nouveau regard sur l'abeille – animal sauvage en voie de domestication – interroge sur les liens qui unissent les hommes à ces butineuses et à la nature. Et tout est bon pour sauver les abeilles. Alors, en marge d'une apiculture respectueuse, pourquoi pas des abeilles totalement libres ? POLLINIS s'intéresse à cette approche novatrice et radicale, qui refuse de voir les abeilles transformées en animal de batterie façonné par l'homme et incapable de vivre sans lui.

NOUVELLES PERSPECTIVES

conduit par la réalisatrice Perrine Bertrand. En parallèle, POLLINIS soutient aussi la sortie d'une nouvelle revue en janvier prochain, Abeilles en liberté, édité par Terran Magazine. Cette publication, qui paraîtra quatre fois par an (sur abonnement), se veut « au service des abeilles, engagée, novatrice et participative ». Il sera question d'essaimage naturel, de notre rapport à l'abeille, de la ruche idéale, du changement climatique... Avec des dossiers thématiques, des enquêtes, des portraits et des témoignages, cette revue souhaite rassembler les acteurs de terrain – apiculteurs professionnels et amateurs, scientifiques et spécialistes des pollinisateurs – pour initier et proposer des solutions alternatives.

► La chaîne de télévision CNEWS invite POLLINIS le 1er septembre, jour de l'entrée en vigueur de l'interdiction des néonicotinoïdes en France. L'occasion pour l'association de rappeler que cette mesure indispensable ne suffira malheureusement pas à enrayer le déclin des pollinisateurs, et qu'il faut d'urgence une politique de transition vers une agriculture respectueuse des pollinisateurs.

► Devant le risque sanitaire et environnemental considérable que les protocoles d’homologation actuels ne permettent pas d’évaluer, POLLINIS demande le retrait immédiat des fongicides SDHI, jusqu'à ce que leur toxicité soit réévaluée, et finance des études indépendantes sur les SDHI pour forcer les responsables politiques à agir.

Ces fongicides bloquent une enzyme, la SDH (succinate déshydrogénase), interrompant la respiration des cellules. Une enzyme qui est présente chez tous les êtres vivants... Chez l'homme, les perturbations de la SDH peuvent provoquer des atteintes neurologiques, des cardiopathies sévères, des tumeurs de la tête et du cou, des cancers.

 

 

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08 novembre 2018

Comprendre les mécanismes sophistiqués de manipulation mis au point par les lobbies

Comprendre les mécanismes sophistiqués de manipulation mis au point par les lobbies

Résumé et extraits de l’émission La Grande Table d’Olivia Gesbert, sur France Culture, le 30 octobre 2018 à 12H50, avec Stéphane Horel, journaliste indépendante d'investigation et documentariste, à l'occasion de la parution de son livre "Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie" (La Découverte, 2018). L’émission peut être réécoutée sur le site de France Culture.

Lobbytomie, ou la contraction des mots Lobby et Lobotomie.

Les industriels ont compris que les décideurs n’avaient pas de culture scientifique et qu’il fallait pour défendre les intérêts industriels placer des intermédiaires entre les producteurs de la science et les décideurs publics. Les industriels ont donc produit et transmis un savoir instrumentalisé et détourné, ce qui est en soi une destruction du savoir. Quand des études indépendantes montrent qu’un produit pose problème, les industriels, en réplique, produisent de la matière scientifique qui dit le contraire et ce « nouveau savoir » rentre dans les revues qui publient des articles sponsorisés par les industriels. Leurs objectifs : retarder la décision qui pourrait leur être défavorable et infléchir la réglementation dans le sens qui leur convient.

Le mauvais bénéfice du doute

Nous vivons sous l’emprise du doute, qui profite à l’accusé plutôt qu’aux victimes... Instiller le doute : une stratégie de manipulation de la science, «  ou la manufacture du doute », pour créer artificiellement de la controverse, ou de la pseudo-controverse, repousser les frontières de l’incertitude (l’incertitude qui est en réalité le moteur vertueux de la science). Les industriels via des « savoirs » alternatifs ou faux faits transforment cette incertitude en vulgaire doute, la barrière facile qui ferme l’accès à la véritable information.

Comment en est-on arrivé au verdict contre Monsanto cet été qui est accusé par le jardinier Dewayne Johnson d’avoir caché la dangerosité du glyphosate : les procédures US sont différentes des procédures françaises, il existe aux US la procédure de découverte pour aller à la pêche aux documents : on a découvert la pratique du ghostwriting qui consiste à faire signer les articles internes par des universitaires qui n’ont pas de lien de subordination avec la firme. Le protocole est très subtil : les industriels proposent à ces universitaires de participer ou de rédiger une petite partie de l’article (qui est souvent très long) ; les scientifiques qui vendent leur nom ont l’impression d’avoir fait leur travail.

Les premières alertes contre le glyphosate remontent au début des années 80. La tactique menée par Monsanto a fait disparaître le glyphosate des radars pendant plusieurs années. C’est ainsi que l’industrie s’emploie à semer le trouble. Les enjeux financiers sont colossaux : il faut semer le doute scientifique. Aux US, la preuve doit être apportée par les défenseurs de la santé publique ; on doit prouver scientifiquement qu’un produit est dangereux. En Europe où prévaut le principe de précaution, la charge de la preuve incombe aux fabricants. Dès qu’il y a un doute, on devrait interdire le produit. Normalement. Mais en réalité on n’applique pas le principe de précaution. Cette notion est devenue la bête noire des industriels mais ils s’appuient sur la difficulté à définir ce principe : tant que cela reste flou, on y met ce qu’on veut. C’est une sorte de joker que les décideurs n’utilisent pas ou plus que rarement (un contre-exemple rare : l’interdiction mondiale d’un produit dans la peinture des coques de bateaux).

Le principe de précaution ne s’est pas appliqué sur certains produits comme le tabac ou le sucre, car la vente de ces produits est légale !! Enormité du paradoxe.

Fabrication des controverses, machinerie de la manipulation

Les conflits d’intérêts forment un écosystème. Des publicistes ont développé des stratégies de manipulation, ce sont des fabricants de controverse, des instigateurs du doute ; ils ont mis en place une machinerie de la manipulation de la science dès 1969. Ils disaient : « notre produit c’est le doute car c’est ce qui nous permet de rivaliser avec la somme de faits et d’informations qui occupent l’esprit du grand public. » Le cabinet historique de l’industrie du tabac qui a mis au point ces stratégies est encore aujourd’hui sollicité par les institutions européennes.

Le désengagement de la puissance publique de la recherche a créé un vide qu’exploitent les firmes qui deviennent des partenaires privés des universités : l’intrication des fonds publics et des fonds privés conduit à une intrication des intérêts publics et des intérêts commerciaux. Voir le pneumologue qui exerçait son influence en matière de pollution de l’air sur les pouvoirs publics, tout en étant payé par Total, lien qu’il avait nié : le procès fut perdu.

Attaquer la connaissance ou la biaiser

Les firmes ont réussi à faire publier des fausses études en empruntant des codes ou des circuits académiques. La culture scientifique fait défaut chez les décideurs et dans le grand public. Les revues scientifiques produisent des articles qui construisent une certaine connaissance : les industriels ont réussi à infiltrer ce système de la production de la connaissance, ils mettent en place une stratégie de l’attaque , des dispositifs qui attaquent les études indépendantes selon des techniques types, ou deuxième stratégie : ils reprennent les études qui ont été faites sur la causalité entre l’exposition à des produits et la maladie : ils manipulent les chiffres, les statistiques et avec des astuces qui remoulinent des études épidémiologiques, on leur fait dire le contraire de ce qu’elles voulaient dire au départ.





Le lobbying, une profession faiblement réglementée

La profession des lobbies est très faiblement règlementée : on n’est pas capable de mettre ne place un registre obligatoire et opérationnel dans lequel les lobbystes pourraient et devraient déclarer qui ils rencontrent, le thème abordé, les montants en jeu. La France est moins règlementée que l’Europe ou les US. Le problème est souvent l’association que l’on fait entre la corruption (illégale) et le lobbying (légal). En réalité le problème c’est qu’il est très difficile de se faire une opinion par soi-même quand on rencontre beaucoup de monde dont les idées vont dans le même sens, à coups de séminaires et autres stratagèmes massifs, et quand de surcroit on n’a pas de culture scientifique qui fait le poids. C’est ce que l’on appelle « la capture réglementaire » : pour un lobbyste, il est plus avantageux de participer à la rédaction de la loi plutôt que de la subir.

En tant que journaliste nous sommes choqués de l’absence de transparence sur les relations entre les lobbystes et les députés, leurs collaborateurs, les décideurs publics.



Posté par Collectif_ BVLSA à 17:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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