Collectif Basse Vallée du Lot Santé-Environnement

01 juillet 2019

Après le glyphosate, le chlorpyrifos par Novethic

Après le glyphosate, le nouveau scandale phytosanitaire s’appelle chlorpyrifos

C'est un pesticide interdit en France et pourtant on en retrouve des résidus dans les fruits et légumes vendus en rayon. Le chlorpyrifos, encore autorisé dans l'Union européenne, doit être réévalué par la Commission européenne, sa licence d'autorisation de mise sur le marché arrivant à échéance. Mais les associations appellent à son interdiction. Il est accusé de faire baisser le QI des enfants et d'être neurotoxique. 

APRE S LE GLYPHOSATE LE NOUVEAU SCANDALE PHYTOSANITAIRE S APPELLE CHLORPYRIFOS Dans l'Union européenne, le chlorpyrifos est le plus souvent détecté dans les agrumes.
©CC0

Après le glyphosate voici le chlorpyrifos. La licence de ce pesticide, interdit depuis 2016 en France dans les cultures fruits et légumes à l’exception de l’épinard, arrive à échéance dans l’Union européenne. Les États membres vont devoir trancher sur un renouvellement, ou non, de sa licence. Or, plusieurs études indépendantes ont montré que cet insecticide, utilisé pour tuer les pucerons ou les chenilles, était très nocif pour les enfants.

Selon une étude réalisée par un groupe de chercheurs internationaux publiée en 2015 dans la revue Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, la famille de pesticide à laquelle appartient le chlorpyrifos ferait perdre en moyenne 2,5 points de quotient intellectuel (QI) à chaque enfant européen.

Des résidus de chlorpyrifos dans les fruits et légumes français

"Mis au point comme gaz innervant pendant la seconde guerre mondiale, les organophosphorés, dont fait partie le chlorpyrifos, ont ensuite été adaptés pour tuer les insectes à des doses moindres", explique Le Monde. "Pour ce faire, ce dernier inhibe les circuits d’une enzyme qui dégrade un neurotransmetteur essentiel au bon fonctionnement du système nerveux central, l’acétylcholine. Or, de nombreux animaux sont également équipés de ce circuit. Parmi eux : les êtres humains".

Malgré son interdiction dans l’Hexagone, les Français peuvent encore trouver du chlorpyrifos dans leurs fruits et légumes, notamment les oranges, les pommes ou les laitues à travers les produits importés. Une étude de l’Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL) estime que ce pesticide fait partie des 15 principales substances actives les plus fréquemment trouvées dans les fruits et légumes en Europe alors même que huit pays européens ne l’autorisent plus dans le cadre d’un usage agricole.

Un lobbying intense du fabricant

Plusieurs associations ont donc demandé son interdiction dans toute l’Union européenne. "Il est scandaleux que notre système de réglementation permette l'utilisation de chlorpyrifos neurotoxique, connu pour ses effets néfastes sur le cerveau des enfants, dans les aliments et ses résidus", estime Angeliki Lyssimachou, responsable de la politique scientifique chez Pesticide Anction Network Europe. "Nous appelons les régulateurs à interdire immédiatement le chlorpyrifos et à améliorer notre système d'autorisation des pesticides, qui favorise actuellement la dépendance aux pesticides toxiques dans l'agriculture, menaçant - plutôt que de protéger - la santé humaine et l'environnement."

L’Autorité européenne de sécurité des aliments devra rendre son rapport dans les prochaines semaines. Ce qui permettra à la Commission européenne de s’appuyer sur ses conclusions pour décider du renouvellement de la licence. Si une source proche du dossier a affirmé au Monde que la Commission ne devrait pas renouveler l’autorisation du chlorpyrifos, rien n’est encore joué. Corteva, la branche agrochimique de Dow, "estime à entre un et 1,5 million d’euros ses dépenses de l’année en activité de lobbying", souligne le journal.

Marina Fabre, @fabre_marina

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26 juin 2019

Le Conseil d’Etat annule en partie l’arrêté de 2017 encadrant l’utilisation des pesticides

 
 

VICTOIRE ! Le Conseil d’Etat annule en partie l’arrêté de 2017 encadrant l’utilisation des pesticides, notamment parce qu’il ne prévoit pas de dispositions destinées à protéger les riverains!

Rappel des faits. Entre juillet 2016 et mai 2017, après des mois de débats, la France s’est dotée d’un nouvel arrêté encadrant l’utilisation des pesticides[1]. Les associations Eau et rivières de Bretagne, Générations Futures et l’Union Syndicale Solidaires, soutenues par des associations impliquées sur le territoire[2], ont engagé une action juridique, jugeant cet arrêté non conforme à la loi et trop peu ambitieux sur la question de la protection de la ressource en eau et des riverains. Avec de l’aide leurs avocats Maîtres Eva JOLY et François LAFFORGUE, ils ont déposé contre ce texte le 3 novembre 2017 trois recours juridiques (en annulation et modification) devant le Conseil d’État[3].

Le 5 juin lors de l’audience au Conseil d’Etat, le rapporteur public, dans ces conclusions avait purement et simplement demander l’annulation de l’arrêté « en tant qu’il ne prévoyait pas de dispositions destinées à protéger les riverains des zones traitées par des produits phytopharmaceutiques. » concluant aussi à la nécessité de renforcer les zones non traitées et les délais de rentrée à tous les modes d’application des pesticides faisant « injonction aux ministres de prendre les mesures réglementaires induites par la présente décision dans un délai de six mois ».

Victoire ! Le conseil d’État vient de rendre aujourd’hui sa décision et nos associations se félicitent de cette dernière. En effet, le Conseil d’Etat dans son jugement suit une grande partie des attentes des ONG, des conclusions du rapporteur public et demande l’annulation d’une partie de l’arrêté “en tant qu’il ne prévoit pas de dispositions destinées à protéger les riverains des zones traitées par des produits phytopharmaceutiques.” Le juge indique en outre que l’Etat devra verser à l’Associations Générations futures et à l’association Eau et rivières de Bretagne, une somme de 2 000 euros chacune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Pour les associations requérantes, Eau & Rivières de Bretagne, Génération futures, l’Union Syndicale Solidaires ainsi que pour les organisations de terrain impliquées sur ces dossiers et soutenant cette action, c’est une nouvelle victoire qui devra avoir pour effet une meilleure prise en compte des riverains et des milieux exposés à ces pesticides dangereux.

Le Gouvernement peut compter sur toute la détermination de chacune de nos structures pour qu’enfin soit atteint un haut niveau de protection des populations vulnérables exposées et des milieux impactés par ces produits !

Flash Actu Générations Futures | Juin 2019   Images invisibles ? Cliquez ici...

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17 juin 2019

Val-d’Oise : dans le Vexin, la fronde s’organise contre les épandages de pesticides - Le Parisien

Val-d’Oise : dans le Vexin, la fronde s’organise contre les épandages de pesticides

A Us, un collectif de parents a lancé une pétition et une discussion avec leur mairie pour réclamer un périmètre de sécurité autour de l’école et de leurs habitations. Une démarche similaire est menée à Montgeroult et Courcelles-sur-Viosne.

 Us. Les habitants réclament notamment un arrêté interdisant l’épandage de pesticides à moins de 50 m des habitations. Us. Les habitants réclament notamment un arrêté interdisant l’épandage de pesticides à moins de 50 m des habitations. LP/Marie Persidat

Le 10 juin 2019 à 15h27

« Ça pique le nez, ça gratte la gorge… Il y a cette odeur un peu acide. » La scène se reproduit fréquemment. Les agriculteurs épandent des produits sur leurs champs situés en bordure d'Us (1 300 habitants) et c'est le branle-bas de combat dans les lotissements. « On ferme vite toutes nos fenêtres et on rapatrie les gamins à l'intérieur de la maison », témoigne Karine, mère de trois enfants. Inquiets pour leur santé, ces Val-d'Oisiens ont créé un collectif afin d'obtenir des mesures de protection.

ne démarche suivie aussi à Montgeroult et Courcelles-sur-Viosne, où des parents d'élèves ont également monté un collectif pour se saisir de certaines problématiques dont l'épandage autour de l'école, commune aux deux villages. « Quand des traces d'engrais ont été retrouvées dans la cour de récréation, nous nous sommes dit qu'il fallait faire quelque chose », expliquent-ils. La municipalité de Montgeroult a engagé une discussion avec l'agriculteur concerné.

Des habitants très organisés

Le long de la rue du Clos-Crottin, à Us, les habitants sont désormais très organisés. « Dès que je vois le tracteur, j'envoie des SMS à tous mes voisins », explique une autre mère de famille. La pétition du collectif, en ligne et sur papier, a récolté plus de 260 signatures. « Des études de plus en plus nombreuses viennent démontrer les dangers d'une exposition aux pesticides, tout particulièrement ceux susceptibles d'être des perturbateurs endocriniens, cancérigènes ou encore neurotoxiques », écrivent-ils dans leur texte publié sur le site change.org.

LIEn mettant ainsi leur colère sur la place publique, ces citoyens espèrent déclencher le débat. « C'est normal qu'ils cultivent, reconnaissent ces familles. Mais ils épandent même le week-end et les jours fériés quand tout le monde est dehors, et nous ne sommes jamais prévenus ! »

Des inquiétudes autour de l'école maternelle

À Us, le problème des pesticides dépasse largement le cas des habitants vivant en bordure du village. La nouvelle école maternelle, inaugurée en 2017, jouxte en effet des parcelles cultivées. « Récemment, des produits ont été épandus pendant que les enfants étaient dans la cour de récréation, souligne Karine. Nous voudrions au moins être informés des dates et heures d'épandage. » Les habitants expriment également leur volonté de connaître le nom des produits utilisés par les agriculteurs.

Le collectif d'Us a rencontré des représentants du conseil municipal début juin. La majorité des élus en question a exprimé son soutien aux habitants et pris en compte leur souhait de voir pris un arrêté municipal interdisant l'épandage à moins de 50 m des habitations. La mairie va en outre organiser prochainement une rencontre entre les élus, le collectif et les agriculteurs.

« Je suis ouvert à toute discussion, assure Philippe Choain l'un des cultivateurs concernés. J'essaie de faire attention, aux promeneurs par exemple. Mais il faut bien que nous puissions travailler aussi. Les gens qui vivent là se sont installés dans une zone où il y a de grandes cultures, ils le savaient et l'école a été construite sur une parcelle agricole. Ce sont des choix. »

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12 juin 2019

Medoc - pesticides dans le vignble

 

 

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18 mai 2019

Glyphosate : un désherbant augmente les risques de maladie du foie

Glyphosate : un désherbant augmente les risques de maladie du foie

Publié le 17 Mai 2019 par Emmanuelle Jung, journaliste santé

Le glyphosate, ingrédient principal du Roundup, tueur de mauvaises herbes produit par l’enseigne Mosento, vient d’être associé à des effets très négatifs sur le foie.

Glyphosate : un désherbant augmente les risques de maladie du foie

© Istock

Au sein d’une nouvelle étude, des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université de Californie ont établi un lien entre un herbicide et certaines maladies du foie. Le désherbant concerné est le Roundup, produit par l’enseigne américaine Monsanto, qui contient principalement du glyphosate. Cet herbicide, intégré au produit, serait très nocif pour le foie. « Il y a une poignée d’études autour du glyphosate menées sur des animaux, qui démontrent toutes la même chose : le développement d’une pathologie du foie », a déclaré Paul J. Mill, l’un des dirigeants de la recherche au sein d’un communiqué partagé par EurekAlert, association américaine pour le progrès de la science. Avec une équipe de chercheurs, il décide alors d’étudier les effets du glyphosate sur les humains. « Il est vrai que nous sommes régulièrement exposés à de nombreuses substances chimiques. Nous en avons étudié un. », précisent les chercheurs.

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17 mai 2019

Roundup : Bayer-Monsanto condamné à payer 2 milliards de dollars à des plaignants, un record par Novethic

Roundup : Bayer-Monsanto condamné à payer 2 milliards de dollars à des plaignants, un record

C'est le troisième procès que perd Monsanto face à des malades du Roundup aux États-Unis. Et cette fois la somme est astronomique. La firme américaine récemment rachetée par Bayer a été condamnée à verser deux milliards de dollars à un couple atteint de cancers qu'ils imputent à l'herbicide. Bayer va faire appel. Mais 13 000 procédures similaires l'attendent. Le groupe, qui vient d'être désavoué par ses actionnaires, s'enfonce également en Bourse. 

Roundup global justice now Depuis le rachat de Monsanto, Bayer traverse une crise économique et réputationnelle dont il a dû mal à sortir.
@JusticeNow

Deux milliards de dollars. C’est la somme astronomique que vient d’être condamné à verser Monsanto, récemment racheté par Bayer, à un couple américain. Alva et Alberta Pilliod estiment qu’ils ont développé un cancer à cause de l’utilisation du Roundup, le désherbant phare de Monsanto dont le principal agent actif est le glyphosate. Pendant plus de 30 ans, ils ont utilisé le désherbant chez eux et sur leurs différentes propriétés. Tous deux ont développé un lymphome non-hodgkinien, diagnostiqué en 2011 pour Alva Pilliod et 2015 pour son mari.

"Après environ sept semaines de procès, le jury a conclu que l'exposition au Roundup avait provoqué l'apparition de LNH chez les Pilliods et que Monsanto n'avait pas averti de ce grave danger pour la santé. Fait important, le jury a également conclu que Monsanto avait agi avec malveillance, oppression ou fraude et devait être puni pour sa conduite", ont expliqué les avocats du couple, du cabinet Baum Hedlund Aristei & Goldman, dans un communiqué.

Bayer est "déçu" et va faire appel

Le jury de la Cour supérieure du comté d’Alameda à Oakland aux États-Unis a accordé aux plaignants un total de deux milliards de dollars de dommages et intérêts punitifs (un milliard pour chacun) et 55 millions de dollars en dommages et intérêts compensatoires. Bayer, lui, dément formellement la cancérogénicité du glyphosate.

"Bayer est déçu de la décision du jury et fera appel du verdict rendu dans cette affaire, qui contredit directement la décision provisoire de l’Agence américaine de protection de l’environnement (…), le consensus entre les principaux régulateurs de santé du monde entier selon lesquels le glyphosate n’est pas cancérigène et les 40 années de recherche sur lesquelles reposent leurs conclusions favorables", a réagi le groupe allemand dans un communiqué. Il est très probable que la Cour suprême revoit à la baisse le montant des dommages-intérêts punitifs.

13 400 procédures en attente aux États-Unis

Ce procès n’est pas isolé. Le couple Bayer-Monsanto fait face à plus de 13 400 procédures seulement aux États-Unis concernant le glyphosate. En août 2018, le tribunal de San Francisco a condamné Monsanto à payer près de 290 millions de dollars de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup à l'origine du cancer d’un jardinier nommé Dewayne Johnson. Le montant a depuis été revu à la baisse. En mars, cette année, la firme a été condamnée à verser 81 millions de dollars à un agriculteur retraité atteint d’un cancer.

En France, la firme vient de perdre sa troisième bataille judiciaire contre Paul François, un agriculteur qui l'accuse d'être responsable de son intoxication au Lasso, un désherbant désormais interdit en France. Au total, depuis le rachat de Monsanto, Bayer a perdu 40 % de son cours en Bourse. L'année écoulée "a été un cauchemar pour les actionnaires" et "le cours de Bourse nous promet des nuits sans sommeil", déplorait Mark Tümmler, de la fédération d'investisseurs DSW, lors de l’assemblée générale de Bayer le 26 avril dernier.

Les actionnaires de Bayer ont d’ailleurs infligé au groupe chimique allemand un rare désaveu en votant contre sa direction. Les investisseurs ont rejeté à 55,5 % les "actions du directoire". Certes le scrutin n’est pas contraignant mais il tranche avec le plébiscite accordé l'an dernier à la direction, avec 97 % d'approbation.

Marina Fabre, @fabre_marina


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26 avril 2019

Qualité de l'air dans le Lot par Gadel

Quel air respirent les lotois ?

 

On a coutume de laisser croire que la qualité de l'air du LOT constitue un élément majeur et valorisant de nos territoires. Les objectifs de cette publicité sont d'attirer visiteurs et nouveaux habitants mais aussi de maintenir l'omerta sur certains vices relativement cachés qui pourraient indigner les populations autochtones...

Qu'en est-il vraiment ? Des études menées ces dernières années apportent un éclairage éloquent.

Ci-après, un choix d' exemples concrets parmi bien d'autres…

Le GADEL a été à l'origine de la plupart des investigations.

 

Lindane et particules fines en vallées du LOT.

Le suivi de qualité réalisé par l'ATMO, association agréée de surveillance de la qualité de l'air, en 2013 et 2016, révélait la présence de ces deux polluants à des taux inquiétants, respectivement à DOUELLE et PRAYSSAC (en fait, moyenne et basse vallées).

Depuis l'affolement créé par la révélation de la situation (les relevés avaient été réalisés dans la cour de récréation de l'école de Douelle), le suivi probable(?) de la situation n'a été communiqué ni au GADEL ni aux résidents permanents. Pourtant le Lindane est un produit rémanent (interdit depuis plus de 10 ans) qui diffusera encore sa haute toxicité durant plusieurs décennies dans l'atmosphère locale en agravant la menace de dangers sanitaires collatéraux.

Quant à la pollution particulaire liée aux PM10 (particules fines) et PM2,5 (particules ultra-fines) issues de la combustion des carburants, de l'usure des freins et des pneus, elle est tout aussi inquiétante que celle liée aux pesticides à laquelle elle se surajoute.

Suite au Forum sur l'air, initié en 2016 par la Préfète FERRIER, où avaient été évoquées ces pollutions, des objectifs de réduction et de suivi avaient été évoqués, mais semblablement non suivis d'effets ! Lors de cette rencontre, un suivi épidémiologique de l'ADECA (centre de prévention des cancers) avait été évoqué, qui mettait en évidence un taux important de pathologies spécifiques comparativement à la moyenne observée sur les Causes centraux voisins. Cette observation vient d'être confirmée par Santé Publique France et la CIRE Midi Pyrénées (cellule régionale de urveillance) qui annoncent des relevés de cancers plus élevés encore.

Le GADEL pose la question de savoir où nous en sommes aujourd'hui et souhaite vivement que des actions se mettent en place.

 

Créosote dans le Bassin industriel de la Cère (Biars/Cère et Laval-de-Cère).

Le GADEL avait lancé la première alerte en octobre 2013. Le sujet a été longtemps gardé sous l'éteignoir et la plainte déposée par nous contre SIDENERGIE, exploitant une unité de transformation de traverses créosotées provenant en particulier du site SNCF voisin, vient d'être classée par le Procureur du TGI de Cahors, les délais de prescription étant désormais dépassés… Nous avions pourtant relancé régulièrement le Parquet sur ce dossier bien argumenté. Nous tentons d'obtenir communication de l'entier dossier afin d'envisager une éventuelle action civile.

Actuellement, une partie du dossier concernant ce bassin industriel (la pollution SNCF) ressort dans le cadre d'une mission gouvernementale relative aux sites orphelins pollués. Les spécialistes et les politiques étant suffisamment aptes à évoquer (et régler?) le problème enfin reconnu, que l' on suppute désormais dépassionné, le GADEL, quoiqu'invité, ne participera pas à ce rendez-vous tardif!

 

Radon en Ségala lotois.

Présent à l'état naturel dans les roches volcaniques, ce gaz rare est déclencheur de pathologies graves, en particulier au niveau des voies respiratoires et pulmonaires.

Récemment révélée au grand public, cette pollution aux lourdes conséquences sanitaires fait désormais officiellement l'objet d'une sensibilisation des populations locales ainsi que d'une formation à la protection et à la prévention.

Le GADEL a participé à ces opérations en partenariat avec l'ARS et les élus locaux.

 

Emission de matières gazeuses dont le dioxyde d'azote à Martel.

Après avoir subi des agressions consécutives à des rejets de vapeurs chimiques révélées par diverses « Mises en demeure » adressées par les services de l’État à l'industriel mis en cause (plainte du GADEL toujours en instance auprès du Parquet de Cahors), les Martelais connaissent un taux élevé de NO2, proche des limites « officiellement » admissibles. Le dioxyde d'azote est un gaz toxique qui incombe principalement aux rejets de la circulation routière, surtout les moteurs des camions en lien avec le trafic de l'A20. Les élus locaux s'en inquiètent comme la population et le Maire a adressé ses doléances au Préfet ainsi qu' au Président du Conseil Départemental… Le taux de Dioxyde d'azote le plus élevé signalé par l'ATMO se situe devant l'Ecole Primaire, Rue Porte Penche ! (35 nanogrammes/m³ d'air pour une valeur limite de 40µ/m³). Le GADEL se joint aux doléances des martelais et attend une réaction positive des pouvoirs publics.

Quant au niveau de pollution probable de l'air intérieur dans les locaux scolaires, les résultats à venir suite à la pose d'échantillonneurs passifs installés durant la dernière campagne hivernale devraient nous en dire davantage...

Si le NO2 est un bon marqueur de la pollution par le trafic routier, la question reste posée de la pollution potentielle par les particules fines et ultra-fines dont le repérage n'a pu être réalisé compte tenu du coût élevé de l'opération. Pour cette investigation complémentaire qui n'a pu être prise en charge par la Mairie, l’État, le Département et la Communauté des Communes pourraient peut-être mettre la main à la poche. Il s'agit d'un problème de santé publique!

Le GADEL a adressé un courrier au Préfet, aux Présidents du Conseil Départemental et de la Communauté des Communes.

 

Quid de la vallée de la Dordogne quercynoise ?

Les études épidémiologiques réalisées par les structures compétentes citées plus avant donnent des résultats analogues à ceux de la Vallée du LOT. Les mêmes causes étant susceptibles de produire les mêmes effets, on peut s'interroger sur la qualité de l'air en vallée de la Dordogne. Les relevés de l'ATMO sont en cours…

Le GADEL ayant sollicité l'étude devrait être destinataire des résultats.

 


 

 

 

 

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20 avril 2019

Suite aux épandages sur le Parc Tassard à Cahors, il est envisagé de traiter les zones humides du LOT

Question : Les traitements anti-larvaires et anti-adultes ne sont pas spécifiques il vont donc
tuer tous les insectes présents dans les pièces d'eau.

Il y a toujours des interrogations sur ces méthodes de luttes avec destruction.
Quelle que soit notre action, On ne fera pas disparaitre les moustiques.
Il faut donc se poser la question des effets secondaire des traitements anti-moustiques.
Leur limitation dans les zones Natura 2000 et au voisinage des zones humides sous-entend
la nocivité des traitements sur la faunes et la flore.
C'est pourtant dans les milieux que prolifèrent les moustiques.
Les zones urbaines sont moins protégées que les zones rurales, comme s'il n'y avait pas de
vie, mais il y en a, à fortiori des humains.Toulousains et bordelais vivent l'enfermalgrés les
luttes et traitement, nous sommes préservés, pourquoi, certainement parce qu'il y a
certainement plus de vie. La nature semble faire bien mieux seule sa régulation puisque
tous les traitements citadins semblent inutiles.
Nos villes, comme Cahors, étant traversée par un cours d'eau, qui ne peut être traité à 25
m, ne sera pas protégé des réservoirs à moustiques que constituent les berges du Lot.
Les moustiques, aux dif érents stades de leur développement, sont les proies de nombreux
prédateurs mais ils ne constituent pas pour autant la base de leur régime alimentaire. En
milieu naturel, au stade larvaire et nymphal, les moustiques peuvent être la proie
d’invertébrés aquatiques prédateurs tels que les larves de libellules ou les larves et adultes
de coléoptères aquatiques (dytiques).
Au stade adulte, les moustiques constituent une part de l’alimentation des araignées et
autres insectes prédateurs tels que les libellules, des oiseaux (tels les hirondelles), des
chauves-souris... Si certaines espèces de chauves-souris peuvent ingurgiter jusqu’à 600
moustiques par nuit, ce prélèvement par prédation reste proportionnellement faible,
insuf isant pour abaisser significativement la nuisance en cas de pullulation.
Il n’en reste pas moins nécessaire de protéger énergiquement toutes ces espèces qui
contribuent à une régulation naturelle, et même favoriser leur développement ou leur
implantation. S’agissant du “ moustique tigre ”,
Si les moustiques venaient à disparaître, ou presque, leur niche serait occupée par
d'autres insectes, lesquels, meilleurs ou pire ?
Est-ce que le traitement en campagne ne risque pas de faire plus de mal que de bien ?
L'utilisation de pesticides, produits phytosanitaires, n'est il pas en cause dans le
développement de certaines espèces plus nuisible que d'autre. On n'en parle pas dans le

rapport .
Les traitements :
En ce qui concerne les produits phytos, le seul qui peut être acceptable est le Bacillus
thuringiensis, le Séritype H 14 est le plus efficace contre les diptère (mouches et
moustiques)
La deuxième ligne l’associant au Bacillus sphaericus permet d’alterner afin de ne pas créer
de résistances (je ne sais pas si c’est possible, dans l'agriculture, les techniciens ont
tendance à dire qu’il y a très peu de résistance au bacillus mais le moustique ayant un
cycle de reproduction rapide ça ne m’étonnerait pas qu’il y ai des risques...) Le Bacillus
sphaericus est plus sélectif que le thuringiensis et ne toucherai que certains moustiques...
Ce qui est sûr c’est qu’il représente pas de risque pour la faune aquatique, les abeilles et
tout ce qui est précieux et sensible.

En revanche les autres molécules, ce sont des produits chimiques

Le diflubenzuron est une substance active de produit phytosanitaire (ou produit
phytopharmaceutique, ou pesticide), qui présente un effet insecticide, et qui appartient à la
famille chimique des benzoylurées. En raison d'une certaine rémanence il semble pouvoir
poser des problèmes écotoxiques dans les zones humides (où il est utilisé pour la
démoustication) .
C'est un produit couramment utilisé dans les campagnes de démoustications et il peut aussi
servir à traiter l’eau potable, c’est une molécule qui peut être utiliser en agriculture
conventionnelle contre le carpo ( mais interdit en Suisse...), il est dit qu’il n’est pas
toxique contre les abeilles et les insectes adultes mais les deux sont sur la liste noire de

beefriendly... http://www.certifiedbeefriendly.org/wp-
content/uploads/2015/11/BF_ListeNoire_112015.pdf c’est aussi le produit chimique qui

fonctionne contre la pyrale du buis...

Le DELTAMETRINE est de la famille des pyréthrinoïdes (donc du pyrèthre qui se trouve
dans certaines plantes comme les chrysanthèmes et quelques Géraniums) rendu plus
résistant au UV.
Le Pyrèthre même naturel est une horreur, c’est un produit de contact qui tue tout ce qu’il
y a sang froid donc ; abeilles, insectes, invertébrés, poissons, serpents tant que l’animal est
suffisamment petit pour avoir sa dose mortelle (il faut donc voir les doses agrées pour ce
genre de traitement...)et même animaux domestiques comme les chiens et les chats.
Et encore, ce n'est que le pyrèthre naturel, le chimique rendu plus résistant aux UV et
surement plus « efficace » serait une catastrophe pour toute la faune sauvage. Il ne peut
être utilisé qu’en milieu urbain mais quand bien même, les escargots, les limaces, papillons
enfin il y a quand même de la vie en ville !

Quant à la d-alléthrine et l’esbiothrine sont des substances neurotoxiques : selon un rapport
d’avril 2010 de l’AFSSET (L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et
du travail), chez l’animal comme chez l’homme, pour des expositions aiguës, sont
observés des tremblements et des troubles du comportement (agressivité, irritabilité,
prostration). Cette même exposition a des effets irritants sur les voies respiratoires.

En bref, les campagnes de sensibilisation et les traitements aux Bacillus si besoin seraient
nécessaires et suffisant, le reste semble plutôt dangereux !!
Comment se fait-il qu'aucune structure naturaliste officielle ne soit citée dans l'arrété
préfectoral du Lot ?
On peut très bien vivre en France avec un risque de dengue et de chikungunya comme le
font déjà la Réunion et les ANtilles depuis des dizaines d'années. C'est comme ça.

 

Philippe Cruzel

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18 avril 2019

PROCÈS PAUL FRANÇOIS/MONSANTO/SUITE

Monsanto recondamné pour avoir intoxiqué
l’agriculteur charentais Paul François
Publié le 11/04/2019 à 13h52. Mis à jour le 12/04/2019 par Aude Boilley
Paul François, le 6 février, à la sortie de son procès. JEFF PACHOUD / AFP
C’est une première en France. Joint par Sud Ouest, Paul François se dit "soulagé" et "très ému"
Presque quinze ans jour pour jour après son intoxication en ouvrant la cuve de son pulvérisateur, Paul François
peut enfin dire que c’est Monsanto qui l’a empoisonné. La Cour d’appel de Lyon a rendu son arrêt ce jeudi.
Elle y reconnaît la firme américaine responsable de l’empoisonnement de l’agriculteur charentais qui avait inhalé en
avril 2004 des vapeurs de Lasso, un herbicide de Monsanto. Après plusieurs malaises, il avait été longuement
hospitalisé et frôla même la mort. Il assure souffrir depuis de graves troubles neurologiques et multiplie les séjours
à l’hôpital.
Contacté par "Sud Ouest", Paul François se dit "soulagé". "Très ému", il pense à son épouse décédée il y a sept mois
qui l’a toujours soutenu. "Je pense aussi aux lanceurs d’alerte qui ont été à mes côtés, aux victimes qui ne sont plus
là et celles pour qui ce jugement va être une aide importante."
Cette décision favorable au céréalier désormais converti en bio est la troisième qui va dans ce sens. Reconnu
responsable en première instance en 2012, puis en appel en septembre 2015, Monsanto, désormais filiale de Bayer,
s’était pourvu en cassation, obtenant l’annulation de cette décision en juillet 2017. La Cour de cassation avait estimé
que le dossier aurait dû être examiné sur la base de la "responsabilité de produit défectueux", et non du "défaut
d’information". Ce point de droit avait renvoyé les deux parties à Lyon le 6 février dernier.
La victoire de Paul François ne met pas forcément fin à son combat judiciaire, Monsanto peut, en invoquant un autre
point de droit, encore saisir la cour de Cassation qui restera souveraine pour décider de la suite des poursuites. La
firme désormais sous pavillon allemand peut également saisir la Cour européenne des droits de l’homme.
50 000 euros pour son avocat
Cette décision de la Cour d’appel de Lyon était d’autant plus attendue qu’elle est la première en France, alors que la
firme américaine a été condamnée à deux reprises aux États-Unis, en août 2018 et mars 2019.
Comme prévu, la cour d’appel n’a pas statué sur les dommages et intérêts à verser à Paul François et renvoie cette
question au tribunal de grande instance de Lyon. "Cependant, elle oblige Monsanto à verser 50 000 euros à mon
avocat pour frais de justice. Là encore c’est une reconnaissance très importante", salue Paul François.
Contacté, Bayer dit "prendre acte de la décision et étudie la décision complète".

Posté par Collectif_ BVLSA à 19:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]