Collectif Basse Vallée du Lot Santé-Environnement

30 août 2017

Perturbateurs endocriniens

Perturbateurs endocriniens : même les plus écolos sont contaminés
 
Une enquête menée par l'ONG Générations Futures a montré que les cheveux de sept personnalités écologiques, dont Nicolas Hulot, sont contaminés par des perturbateurs endocriniens.
Perturbateurs endocriniens : ils sont partout et tenaces
Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui perturbent le système hormonal et peuvent provoquer des maladies comme des cancers hormonaux-dépendants (testicule, sein), des troubles de la fertilité, des perturbations du métabolisme (obésité, diabète), des problèmes cardiovasculaires. On les trouve dans de nombreux produits utilisés au quotidien (shampoing, contenants alimentaires, cosmétique, etc...). Certains de ces perturbateurs sont très persistants, et restent dans le corps pendant de nombreuses années, comme les PCB et le DDT, interdits depuis des décennies.

Générations Futures a examiné les chevelures de sept personnalités écologiques : Nicolas Hulot, José Bové, l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, le candidat EELV désigné par la primaire écologiste Yannick Jadot (qui a depuis rallié Benoît Hamon), la navigatrice Isabelle Autissier, le photographe Yann Arthus-Bertrand et la documentariste Marie-Monique Robin. L'analyse a porté sur quatre familles de perturbateur endocrinien : bisphénols, phtalates, PCB (polychlorobiphényles) et pesticides. Le verdict est sans appel : toutes les chevelures examinées sont contaminées par plusieurs perturbateurs endocriniens. C'est Isabelle Autissier qui arrive en tête, avec pas moins de 68 perturbateurs endocriniens retrouvés dans ses cheveux, contre 36 pour la personnalité la moins exposée, Delphine Batho.
Perturbateurs endocriniens : nous sommes tous exposés
Cette enquête montre que même si nous sommes vigilants concernant nos habitudes alimentaires et les produits que nous consommons, il est impossible de ne pas être exposé aux perturbateurs endocriniens, « il y a une contamination généralisée, quels que soient le degré d'exposition et le nombre de substances », rappelle Delphine Batho.

Alors que la problématique des perturbateurs endocriniens occupe de plus en plus l'attention politique et médiatique, Delphine Batho considère qu'il y a urgence à agir contre ce qui apparaît comme le scandale sanitaire de ce début de siècle, « Il est grand temps d'interdire ces substances et de faire preuve d'un peu de courage. La démocratie doit être plus forte que les lobbies de l'agrochimie » a-t-elle déclaré.

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Les agriculteurs bio défavorisés

Les agriculteurs bio défavorisés
Le gouvernement a décidé la modification de la répartition des aides à
l’agriculture, ce qui défavorise les agriculteurs et éleveurs bio.
Compte-rendu de l’émission Itinéraire bis à 7H32 sur France Culture le 22
août 2017
Cette décision intervient alors qu’en 2016, 32 264 producteurs ont été certifiés
bio, soit 12% de plus que l’année précédente.
Reportage chez des agriculteurs et éleveurs de poulets en Lot & Garonne.
+ 16% d’agriculteurs bio l’année dernière.
6% des surfaces agricoles françaises sont bio. L’objectif du gouvernement est de
passer à 8% d’ici 2021 mais ces modifications peuvent casser ou compromettre
le mouvement de conversion.
Un espoir : ce sont les régions qui font le lien entre les fonds européens et les
agriculteurs. La région Nouvelle Aquitaine a voté une enveloppe en juin pour
aider les agriculteurs bio.

A suivre pour la région Occitani

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26 août 2017

Bulletin d'adhésion

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22 août 2017

Convention d’Aarhus de 1988

Le droit à l’information sur l’environnement
reconnu par la Convention d’Aarhus de 1988

La citoyenneté environnementale passe par le droit à l’information et le devoir à
relayer ces informations. Qui sait aujourd’hui ce qu’est la Convention d’Aarhus?
Des moyens d’information régulièrement complétés par des avenants et de nouvelles
directives européennes sont à la disposition du public et des ONG. A creuser.
Extraits du site Wikipédia
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_d'Aarhus
Historique : La convention d'Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au
processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement, signée le 25 juin 1998
par trente-neuf états, est un accord international visant la « démocratie environnementale » .
Ses 3 grands objectifs sont  :
• améliorer l'information environnementale délivrée par les autorités publiques, vis-à- vis des
principales données environnementales ;
• favoriser la participation du public à la prise de décisions ayant des incidences sur
l’environnement (par exemple, sous la forme d'enquêtes publiques) ;
• étendre les conditions d’accès à la justice en matière de législation environnementale et d’accès
à l’information
Information géographique sur la protection de l’environnement . En mars 2007, une
directive européenne, dite « Directive Inspire » crée une infrastructure d’information
géographique visant spécifiquement à favoriser la protection de l'environnement en Europe et
avec les États-membres, en ouvrant systématiquement (hors quelques cas particuliers) au public
trente-quatre types (ou « thèmes ») de donnée géographique dès lors qu'elles sont disponibles
sous forme numérique. La directive encourage aussi une mise en cohérence des services
d’information disponibles sur Internet pour mieux diffuser et faire partager ces données
géographiques. Les autorités publiques doivent désormais rendre ces données accessibles au
public en les publiant sur Internet, et d'autre part les partager entre elles. Les collectivités détenant
des données géographiques existantes ou qui seraient collectées à l’avenir et entrant dans le
champ de la directive, doivent produire un catalogue des métadonnées (en respectant des
règlements et des guides techniques mis à disposition par la commission européenne). Elles
doivent aussi publier leurs données et métadonnées sur internet et sous une forme interopérable.

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21 juin 2017

Les impacts de l’écologie sur les rapports sociaux et la démocratie.

Titre : Les impacts de l’écologie sur les rapports sociaux et la démocratie.

Extraits du livre de Serge Audier : La Société écologique et ses
ennemis – pour une histoire alternative de l’émancipation

Editions la Découverte, 2017

Serge Audier, maître de conférences de l'université Paris-Sorbonne, auteur de nombreux
ouvrages, dont plusieurs sur le néo-libéralisme, vient de publier La société écologique et
ses ennemis.
Dans ce livre critique, riche et très documenté, Audier retrace tout d’abord l’histoire de
l’écologie, de ses luttes, de ses paradoxes quand elle est combattue par les forces
progressistes censées inventer de nouveaux rapports sociaux dans un monde en
mutation, et méprisant ou négligeant le rapport à la nature, et les dégâts qui s’en
suivent. Considérée par les courants hégémoniques comme un conservatisme
traditionaliste ou un romantisme réactionnaire, l’écologie a longtemps tracé sa voie à la
marge des empires économiques et industriels, par l’intermédiaire de figures
réhabilitées aujourd’hui comme Henry D. Thoreau ou William Morris, Emerson,
Jefferson, John Stuart Mill, Proudhon, Fourrier et George Sand en France, ceux qui liaient
ces problématiques à l’industrialisme aveugle, à l’économie cupide, au démocratique et
au social malmenés voire menacés.
Comme le livre de Serge Audier comprend plus de 700 pages, nous découperons ses
citations en plusieurs sessions.
L’idée forte de son ouvrage, Audier l’exprime ainsi : "Une écologie progressiste ne
dissocie pas le respect de la nature et la question sociale. Les questions d'émancipation
et d'égalité doivent s'inscrire dans un nouveau rapport à la nature"


- Alors que monte la prise de conscience du péril environnemental, les obstacles à une
véritable mutation écologique des sociétés contemporaines restent massifs et les
modèles alternatifs peinent à s’imposer.
- Je reconstitue dans ce livre un nouveau rapport à la nature.
L'écologie n'est pas encore parvenue, en France et ailleurs, à une véritable hégémonie
intellectuelle et culturelle.
- Les menaces actuelles : les climato-sceptiques, Trump, les multinationales, le
capitalisme dans son visage dominant... Mais demeure que la gauche n'a pas intégré
l'écologie autant qu'elle le devrait.

Pourquoi l’homme, la société ont leur mot à dire pour une écologie progressiste
redéfinie ? Pourquoi reconsidérer notre rapport à la nature ?
P. 6 La destruction massive et exponentielle de l’environnement semble si
profondément liée aux modèles économiques, sociaux et culturels dominants que la
tâche peut sembler désormais hors de portée et l’avenir bloqué. Car si le défi écologique
est d’ordre scientifique, technique et éthique, il est aussi politique, au sens de
l’organisation et des finalités ultimes de la cité, et idéologique au sens de l’imaginaire
social qui oriente les choix et les comportements individuels et collectifs.
P 13 Le concept scientifique d’ « écologie » date des années 1860 et le concept
« d’écologie politique » apparaît dans les années 1950.
Ernst Haeckel (1834-1919) a imposé le concept d’écologique dans le champ scientifique
et même idéologique. Oikos la maison et Logos le discours et la science.
P 21 Le principal défenseur américain de la « société écologique » est le philosophe et
militant Murray Bookchin : une société qui rétablisse l’équilibre entre le monde humain
et le monde naturel ». «le projet de dominer la nature découlerait en effet de la
domination de l’homme par l’homme : par conséquent « une harmonie ne s’établira dans
nos relations avec le monde naturel que si l’harmonie règne dans la société.1974.
P 22 La société écologique devrait intégrer le respect de la nature et de la biodiversité,
mais nature ne signifie pas nature sauvage et respect ne signifie pas absence
d’intervention.
P31 Les batailles antiécologiques ont été conduites par des économistes libéraux et
néolibéraux.
Le concept de progressisme versus l’attachement à la terre est ambigu : la terre est
considérée comme un bien à posséder et non à protéger. Le féodal.
Les retournements ou les inversions abusives : de la prédominance de la Raison
au rationalisme outrancier
P 52 Permanente oscillation les critiques entre d’une part de la raison et des Lumières
comme vecteur du technoscientisme et d’autre part d’une survivance de la sensibilité
romantique proche de la nature comme ferment réactionnaire.
Les philosophes Adorno et Horkheimer : La Dialectique de la raison, 1974, s’en prennent
à « un retournement de la raison critique en raison instrumentale devenue aveugle et
folle ». Ils disent Le capitalisme coupable « de puissance perverse d’homogénéisation et
de dévastations.
P 55 Il a été difficile de tenir ensemble les deux perspectives : fidélité à l’exigence
d’émancipation des Lumières, d’une part, et d’autre part, mise en cause d’un
‘rationalisme technoscientifique devenu aveugle , un rationalisme qui souvent n’avait
plus en effet que les apparences de la rationalité et dont les dégâts écologiques, réels ou
potentiels, étaient d’ores et déjà patents.
P 56 Depuis les années 80 le dénigrement de l’écologie n’a jamais cessé,.. mettant en lien
le culte de la Terre de certains courants écologiques et l’orientation idéologique du
fascisme.
P 67 Il n’y a pas d’incompatibilité entre la critique même radicale des nuisances
industrielles et l’adhésion aux valeurs progressistes démocratiques , sachant que ces
nuisances affectent surtout la vie des plus pauvres, des dominés et des exploités. EN
SORTE QUE LE COMBAT POUR L’ÉMANCIPATION DES PLUS FAIBLES EST AUSSI , À Y
REGARDER DE PRÈS, UN COMBAT POUR L’ENVIRONNEMENT.
P 70 Le couple paradigmatique Lumières/Anti lumières a servi à reléguer l’écologie
dans des catégories réactionnaires même à gauche.

P 71 La contestation écologique est massivement passée à gauche dans les années 1960-
70 même si une écologie conservatrice de droite et d’extrême droite a perduré.
La rébellion antiautoritaire et antihiérarchique des années 1960 a précisément été l’un
des vecteurs de la critique écologique du capitalisme.
Le processus d’anthropocène (proposé par le géochimiste Paul Krutzen) désigne une
nouvelle ère géologique correspondant à l’empreinte exponentielle de l’humanité sur
l’environnement depuis la révolution industrielle. Audier parle aussi de « capitalocène »
comme fuite en avant.

Progrès et progrès
P 88 : ne pas confondre le « progrès «  compris comme déploiement technique et
scientifique » et « progrès » entendu comme émancipation du genre humain,
amélioration vers plus de liberté et d’égalité pour tous.
P 90 : ce ne sont pas seulement les dégâts qui ont été minimisés ou négligés , ce sont
aussi les prises de conscience de ces fléaux, les alertes et les avertissements qui sont
passés sous silence, ce sont les projets alternatifs les projets pourtant très tôt esquissés
que l’on a perdus de vue.
P 96 « Les fléaux qui agressent le nez ou les yeux immédiatement perceptibles par les
sens » s’ajoutent aux multitudes de risques que la société industrielle qui « se dérobent à
la perception et résident plutôt dans la sphère des formules chimico-physiques ». Si bien
que vus, sentis ou insus, ils s’infiltrent partout dans notre réel quotidien, cumulant les
nocivités menaçantes et la complexité de leurs interactions .
P 117 l’agriculture déjà saccage son sol au lieu de l’améliorer : « calamités du
déboisement ». La civilisation du commerce et de l’industrie incapables de reconsidérer
« l’harmonie distributive ».
Les intuitions de Proudhon : la course au profit constitutive du capitalisme, son
utilitarisme généralisé et sa rapacité sont un facteur déterminant de la destruction du
monde naturel..

Les grandes figures
P 140 A en croire Tocqueville, Les Américains n’aperçoivent les admirables forêts qui les
environnent qu’au moment où elles tombent sous leurs coups. Leur œil est rempli d’une
autre spectacle, celui… de « la force conquérante concrétisée dans la domination et
l’écrasement de la nature. Mentalité utilitariste et court-termiste des Américains.
P 163 Thoreau, naturaliste-poète et philosophe américain : La ruée vers l’or : un aveugle
et lâche amour de la possession »
P 468 Le philosophe Hans Jonas en 1970 formule le principe de responsabilité que
Marie d’Agout , partisane des idées républicaines et égalitaires, avait écrit sur la
responsabilité et sur les interférences qui lient l’humanité à son milieu naturel tant il est
clair que leurs évolutions sont corrélées. Comme pour Michelet et Elisée Reclus, Marie
d’Agout, loin d’opposer l’homme à la nature, pense que le progrès scientifique et
technique devra les réconcilier et même aider les sociétés humaines dans leur œuvre de
valorisation et de protection de la Terre.

P 406 Elisée Reclus dans Histoire d’un ruisseau : le respect de la nature doit aller de
pair avec le respect pour la liberté des individus c’est à dire leur refus intransigeant de
l’exploitation et de la domination… Des hommes en position dominante s’emparent de la
Terre pour la maîtriser intégralement et la détruire.
Alphonse Allais : «  Les villes devraient être construites à la campagne, l’air y est
tellement plus pur. »
C’est du côté des écologistes et des libertaires des années 1970 et de leurs utopies
urbanistiques que quelque chose sera réactivé, qui appartenait originellement à une
partie du socialisme, du communisme et de l’anarchisme. Il y a des lacunes de mémoire
et des ruptures dans les traditions militantes qui devraient attirer l’attention.
P 499 George Sand prônait une considération particulière de la nature comme bien du
peuple dont celui-ci pourra jouir et faire usage commun… « … La rage de la possession
individuelle doit avoir certaines limites que la nature a tracées. »
P 500 L’air : G. Sand : « Arrivera-t- on a prétendre que l’atmosphère doit être partagée,
vendue, accaparée par ceux qui auront le moyen de l’acheter ? Si cela pouvait se faire,
voyez-vous d’ici chaque propriétaire balayant son coin de ciel en poussant les nuages
chez son voisin, ou, selon son goût, les parquant chez lui et demandant une moi qui
défende à l’homme sans argent de regarder ‘or du couchant ou la splendeur fantastique
des nuées chassées par la tempête ? .. Je crois que la destruction des forêts est un rêve
non moins monstrueux et qu’on ne doit pas plus retirer les grands arbres du domaine
public intellectuel que leurs influences salubres à l’hygiène publique . »
La défense de G Sans procède aussi d’une vision de solidarité intergénérationnelle.
« Ne séparons pas l’homme de la nature, car il est lui-même une parcelle de nature à
laquelle il appartient »¹ . S’épanouir dans la nature pour un enfant : principe de
l’éducation libertaire.
P 558 Michelet : La Terre « commune » et les animaux agrandissent la compréhension
de ce qui est « commun ».
P 635 Le mathématicien , philosophe, historien sociologue, Antoine-Augustin Cournot
(1801-1877) , « Du Roi de la création qu’il était ou croyait être, l’homme est monté ou
descendu (comme il plaira de l’entendre) au rôle de concessionnaire d’une planète ».
L’homme n’est donc plus voué à s’imposer comme « maître et possesseur de la nature »
selon le mot célèbre de Descartes dans le Discours de la méthode, 1636, encore moins
démiurge tout-puissant faisant parler la nature en la soumettant à la torture de son
activisme, comme le rêvait Bacon, 1620, mais simple et vigilant « concessionnaire » ou
« usufruitier de la planète.

Que faire ?
P 639 Davantage que l’exploitation, le paradigme qui semble se dessiner est celui de la
gestion soigneuse des ressources. Le tout nouvel horizon révélé par la science même, celui
du très long terme, résultant de la connaissance récente du caractère irrésistiblement
épuisable des ressources, imposer donc à l’humanité de renoncer à une forme de
prométhéisme effréné et de prédation aveugle pour concevoir, sur ses bases inédites,
ses interrelations avec la nature.

¹) Domela Nieuwenhuis, L’éducation libertaire, conférence, 1900.



P 654 Il n’y a sans doute pas de projet écologique sérieux et conséquent sans un travail
fondamental de décentration : solidarités locale, nationale ; internationale,
intergénérationnelle, cette interdépendance demeurant la condition même d’être
vivants et pensants.
Darwin dénonçait l’arrogance de l’homme qui se concevait comme un « chef d’œuvre »
digne de l’intervention divine, alors qu’il se considérait comme descendant des animaux.
P 667 La contemplation des phénomènes de la nature est donc propre à nous rendre
modeste et le vaniteux n’est qu’un sot.
Marion et l’inventeur de la philosophie de la solidarité . Léon Bourgeois (1896) prône le
rôle de la coopération plutôt que la compétition. La science a fait comprendre que la
Terre n’était qu’un poussière d’étoile mais malgré cela on assiste à un immense déni du
décentrement comme si les individus des sociétés capitalistes préféraient continuer
vivre selon leurs illusions rassurantes et leurs fantasmes de domination destructrice.
P 679 Barbedette : la solidarité bio-cosmique. Tout se tient.
683 La dette environnementale dont vont hériter les générations futures : le legs qui
faisait partie du trésor commun est amputé. Dette sociale, démocratique aussi.
P 699 De l ‘économie de la croissance à l’économie de la soutenabilité.

Les raisons d’avoir peur : la réalité du risque
P 718 Le philosophe Jonas a souligné qu’il existe de nombreuses raisons d’avoir peur
face aux désastres écologiques et à leurs impacts. La crainte ou l’angoisse constituent un
sentiment qu’il n’y a aucune raison d’éradiquer dans la mesure où on peut constituer
une appréhension à la fois sensible et rationnelle d’un risque tout à fait réel. C’est
d’ailleurs bien davantage le déni ou le scepticisme systématique quant aux menaces
pesant à terme sur l’avenir de la vie sur terre qui relèvent d’une attitude irrationnelle,
son un comportement d’aversion devant la vérité que l’humanité a souvent connu.
Il faut transformer de manière radicale nos manières de produire, de consommer, de
nous transporter, ce qui signifie inventer collectivement une nouvelle société, donc
renouer avec l’esprit de l’utopie.

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03 mai 2017

Faire l’expérience de la nature et repenser la place de l’homme

Faire l’expérience de la nature et repenser la place de l’homme

 

Extraits d’une interview de Cynthia Fleury sur France Culture, dans l’émission La grande Table d’Olivia Gesbert, le 2/5/2017, où elle présente son dernier ouvrage : Le Souci de la nature, aux Editions du CNRS.

 

(https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/retour-la-nature-pour-cynthia-fleury)

 

Cynthia Fleury est professeur de philosophie à l’Université Américaine de Paris et titulaire de la chaire de philosophie de l'Hôtel-Dieu. Auteure de plusieurs ouvrages, dont La Fin du courage (Fayard, 2010 ; Livre de poche, 2011), et sur le thème de la nature, en 2012 avec Anne-Caroline Prévot-Julliard, L’Exigence de la réconciliation, entre Biodiversité et société, chez Fayard. Une réconciliation pour repenser le progrès, conjuguer autrement la technicité et l’environnement. Apprendre en somme à être libre différemment.

 

Dans Le Souci de la nature, Apprendre, inventer, gouverner, ouvrage collectif, elle dresse un plaidoyer pour un nouvel humanisme où nos comportements, notre existence, s’articuleraient autrement avec la Nature.

 

- Les modèles de justice, économiques et écologiques sont indissociables.

 

- La question de l'anthropocène et la lutte contre le réchauffement climatique sont nos seuls agendas universels.

Là où on manque de gouvernance démocratique, il y a pillage de l’environnement qui devient alors vulnérable économiquement et qui se caractérise par de l’injustice sociale. Comment exprimer sa responsabilité sociale ?

- En France il y a une loi sur la solidarité économique.

- L’enjeu de l’environnement est transnational : aujourd’hui on subit les effets des décisions d’il y a 15 ans et ceux d’un territoire sur un autre.

- Notre humanité nait de rapports harmonieux avec la nature. Il y a un déficit d’expérience de nature et un perte de mémoire. L’amnésie, le déficit de connaissance et d’expériences mènent au déni.

- En Suisse, Dominique Bour fait l’expérience de la transition écologique reliée à la permaculture. On peut repenser les liens avec la nature de multiples façons : comment repenser les rapports équitables face aux ressources naturelles. L’arbitrage politique doit engager sa responsabilité.

- Il y a une larve capable d’ingurgiter le plastique : comment s’inspirer de la nature dans nos manières de gouverner ?

- L’homme doit penser sa place dans la nature, son exceptionnalité d’homme lui confère une responsabilité et non pas une immunité par rapport à la nature. Sinon ce sont les générations futures qui vont payer. La citoyenneté environnementale passe par une réappropriation de l’espace public. Les économies solidaires se fondent sur une dynamique des communs : il y a des choses qu’on ne peut pas s’approprier individuellement.

- L’expérience de la nature c’est le vécu. Or la nature, (c’est) l’ensemble des relations écosystémiques du vivant.

- La nature a besoin d’un tuteur et d’un protecteur. Se considérer comme propriétaire de la nature est le contraire d’une conception nourricière, la terre mère maternelle, la matrice .
-

(Il y a une )Tension entre le sacré et le modèle marchand. La nature, c’est le sacré qu’elle représente pour l’homme.



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06 avril 2017

Glyphosate: des résidus dans les urines

Gl de 30 personnes testées

17 avril 2017

Actualité nationale

Par AFP — 6 avril 2017 à 08:35
Des militants écologistes manifestent contre l'utilisation du glyphosate en agriculture, le 8 février 2017 à Berlin
Des militants écologistes manifestent contre l’utilisation du glyphosate en agriculture, le 8 février 2017 à Berlin Photo Britta Pedersen. AFP
  • Glyphosate: des résidus dans les urines de 30 personnes testées

Des résidus de glyphosate, substance classée «cancérogène probable» par une agence de l’ONU, ont été retrouvés dans les urines d’un échantillon de 30 personnes, indique jeudi l’ONG Générations Futures qui a fait réaliser les tests.

L’association a fait analyser les urines matinales de personnes des deux sexes, âgées de 8 à 60 ans, habitant en ville ou à la campagne, à l’alimentation variable (biologique ou non, végétarienne ou non).

Parmi elles figurent des personnalités comme l’ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho, la chanteuse Emily Loizeau, l’animatrice de radio Charline Vanhoenacker, l’humoriste Alex Visorek.

«100 % des échantillons analysés contenaient du glyphosate à une concentration supérieure à la valeur minimale de quantification du test», soit 0,075 ng/ml, indique Générations Futures dans un communiqué.

SantéLa concentration moyenne trouvée est de 1,25 ng/ml d’urine, précise-t-elle. La valeur la plus faible est de 0,09 ng/ml, la plus élevée de 2,89 ng/ml.

Dans la quasi-totalité des cas (29 sur 30), la concentration est supérieure à la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau distribuée (0,1 ng/ml).

Le glyphosate entre dans la composition d’herbicides comme le RoundUp de Monsanto, le plus vendu au monde.

«Malheureusement ces analyses confirment ce que nous craignions après avoir consulté d’autres études réalisées ailleurs en Europe et dans le monde: nous sommes toutes et tous contaminés par le glyphosate», déclare le porte-parole de Générations Futures, cité dans le communiqué.

L’association souhaite que «les autorités européennes prennent conscience de l’urgence à agir et interdisent enfin cette molécule considérée comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer» (CIRC), une branche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ajoute-t-il.

Le glyphosate a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne (UE) en 2016. Bruxelles a prolongé temporairement fin juin l’autorisation de la substance, en attendant la publication d’un nouvel avis scientifique au plus tard fin 2017, tout en restreignant ses conditions d’utilisation.

En mars, à la différence du CIRC, les experts de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont estimé que le glyphosate ne devait pas être classé comme cancérogène.

Une «initiative citoyenne européenne» (Ice) visant à interdire le glyphosate a recueilli environ 630.000 signatures dans l’UE, dont 38.850 en France, indique par ailleurs Générations Futures, l’une des quelque 60 organisations mobilisées.

Une initiative citoyenne doit recueillir en une année au moins un million de signatures au total dans sept pays de l’UE, avec un nombre minimum dans chaque pays.

La Commission doit réagir dans les trois mois. Elle peut décider de donner suite et déclencher une procédure législative, ou non. Dans tous les cas elle doit motiver sa décision.

AFP

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27 mars 2017

Création d'un nouveau collectif à PRAYSSAC

Un collectif vient d’être créé à Prayssac, sous le nom de Collectif basse vallée du Lot/Environnement. Ses objectifs sont de défendre la santé de la population de la basse vallée du Lot contre les effets nocifs liés à l’utilisation des pesticides et des engrais dans la culture conventionnelle. Ses méthodes : informer la population sur les expériences positives, les tendances, les exemples réussis de conversion, faire connaître les analyses de l’air, les statistiques de la santé, alerter sur les risques par temps d’épandage, suggérer les modus vivendi, les bonnes pratiques qui respectent les positions de ceux qui jusqu’ici n’ont pas eu le droit à la parole. Au lieu de s’opposer, le collectif entend laisser à tous le droit à l’expression.

Contacts : responsable du Collectif, Philippe Cadoux, mail : cadfil46@gmail.com. Trésorière Solange Bernadet, mail : jean_bernadet@orange.fr. Rédactrice Geneviève Houdent, mail : ghoudent@hotmail.com.

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08 février 2017

Charte du Collectif

Charte du Collectif Basse Vallée du Lot Santé/Environnement

Février 2017



Nous parents, riverains, éducateurs, salariés agricoles, professionnels de santé, inquiets des effets des pesticides issus des traitements phytosanitaires sur notre santé et en particulier sur celle des enfants, rejoignons le Collectif.

Dans un premier temps nous demandons notamment que soient portés au débat avec les personnes concernées par la viticulture et les autorités locales, les thèmes suivants:

- l’application de produits homologués pour la viticulture biologique et le traitement le soir après 18h30 des vignes situées aux abords des écoles, des crèches et de toute infrastructure sportive et culturelle

- une communication des jours et des horaires de traitement accessible à tous

- une distance minimale de 50 mètres entre les zones de traitement et les habitations riveraines.

Puis nous envisagerons une réflexion sur la mise en place d’une transition progressive vers une viticulture sans pesticides.



Contacts :

 

Président de l'association: Philippe CADOUX - mail : cadfil46@gmail.com

 

Trésorière : Solange BERNADET - mail : jean_bernadet@orange.fr

 

Rédactrice : Geneviève HOUDENT - mail : ghoudent@hotmail.com



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