Bonjour,

"Nous voulons des coquelicots!"

C'est bien connu, les pesticides (matières actives et leurs adjuvants) tuent (sens du suffixe "cide"). Ils tuent les plantes (herbicides), les insectes (insecticides), les champignons  (fongicides), les rongeurs (raticides), les petits vers du sol ou nématodes (nématicides), les mollusques comme les limaces et les escargots (molluscicides)... et la liste n'est pas exhaustive. 

La biodiversité dégringole, le climat s'affole. Les victimes collatérales sont les oiseaux et les mammifères sauvages soit directement, soit indirectement,

... et les humains! Malgré quantité d'études universitaires démontrant les risques sanitaires avérés (cancers,maladie de Parkinson, troubles psychomoteurs chez les enfants, infertilités, malformations à la naissance...) et les risques potentiels tout aussi nombreux, nos décideurs multiplient des engagements qui ne sont pas tenus...

La France se situe au second rang européen  (72000 tonnes par an), après l'Espagne (76000t/an) , en termes de consommation de ces poisons que l'on nomme  de façon plus édulcorée produits phytosanitaires.

Face à l'échec du plan Ecophyto lancé en 2008 qui prévoyait une baisse de 50% de l'usage des pesticides en France ( en fait, augmentation de 22% de l'utilisation entre 2008 et 2015), devant la fuite en avant des pouvoirs publics, pressés par les lobbies, peu enclins à accélérer le processus de Transition agricole et écologique, la Société Civile doit agir. Nous en avons assez de ces querelles d'experts, de ces études contradictoires qui font gagner du temps et des parts de marché aux empoisonneurs, qui conduisent notre agriculture dans le mur!

L'initiative du soulèvement vient d'être lancée par l'appel des 100 sur le site "nousvoulonsdescoquelicots.org".

Ce mouvement citoyen relaie un manifeste écrit par Fabrice Nicolino, journaliste d'investigation victime dans l'attentat contre Charlie Hebdo, et François Veillerette, militant de Générations Futures, et invite les populations à manifester leur refus de tous les pesticides de synthèse dans le cadre de manifestations publiques devant le plus grand nombre de Mairies...

La première de l'opération, susceptible de se répéter tous les premiers vendredis du mois pendant deux ans, vient d'avoir lieu le vendredi 5 septembre.

Un rassemblement d'une centaine de personnes a eu lieu devant la Mairie de CAHORS à partir de 18h30. Parmi ces anonymes (photo 1), nous avons reconnu la Sénatrice Angèle Préville (photo 2) qui soutient le mouvement.

D'autres interventions ont eu lieu dans le département qui doivent se fédérer.

La librairie Calligramme qui participe à l'action nous a signalé son souhait d'inviter Fabrice Nicolino à Cahors lors du marché bio de décembre.

Ne sachant si les médias locaux avaient prévu de relater l'événement, le GADEL, qui était présent sur le parvis de la Mairie, s'est autorisé à faire ce petit communiqué de presse.